Avant-Première VO: Review Action Comics #40[FRENCH] Superman tombe dans un univers qu’il ne comprend pas, où tout semble inversé et où la planète Terre est… carrée ! Le kryptonien débarque en effet dans la dimension de Bizarro, avec tous les gags de situation que l’on peut attendre dans ces cas-là. Un numéro zéro officieux pour la série à venir…

Action Comics #40Action Comics #40 [DC Comics] Scénario de Greg Pak
Dessins d’Aaron Kuder
Parution aux USA le mercredi 11 mars 2015

On commence un peu à perdre le compte des versions de Bizarro qui se promènent dans l’univers DC. Sauf erreur de ma part l’une est morte pendant le Villains Month, l’autre à la fin de Forever Evil… Toutes les deux étaient des créations de Lex Luthor. Et voici donc un autre Bizarro, plus en phase avec celui des années 60-80 (et revu pendant les Action Comics de Geoff Johns), c’est-à-dire la menace crétine qui voit réellement tout à l’envers et qui vit entouré de Bizarro-Lois et des membres de la Injustice League. En toile de fond, on comprend bien qu’il s’agît de fournir ici un marchepied à la future série Bizarro qui sera lancée chez DC d’ici trois mois et que cet Action Comics #40 est donc un Bizarro #0 qui ne dit pas son nom…

Il y a du bon et du mauvais dans la chose. Le mauvais, c’est le ton un peu vite expédié avec lequel Superman se retrouve piégé dans cette dimension qu’il ne connaît pas. Autant je ne suis pas pour tout transformer en arcs de quatre ou six épisodes quand on peut l’éviter, autant un peu plus de place n’aurait pas fait de mal. Pour qui a lu l’arc de Johns et Powell sur Bizarro World, on a aussi droit à une certaine part de redite. Si ce n’est pas une répétition littérale, l’effet « déjà vu » est là. Mais pour ce qui est des bonnes choses, Pak et Kuder nous ramènent un Bizarro plus innocent. Dans un contexte où beaucoup de séries pensent qu’être sérieux c’est être morose, cette suite de gags assumés, même s’ils ne sont pas d’une subtilité à toute épreuve, est la bienvenue. Reste à voir ce que Bizarro donnera dans le cadre d’une série mensuelle car j’ai peur que la chose ne s’avère assez vite répétitive.

[Xavier Fournier]