[FRENCH] Fait sans précédent, l’univers de Green Lantern s’offre une troisième série mensuelle, consacrée plus spécifiquement aux aventures de Guy Gardner (mais pas seulement lui) dans des territoires inconnus. Et d’emblée Warriors démontre qu’elle n’entend pas rester la troisième série par ordre d’importance ou de qualité…

Green Lantern: Emerald Warriors #1 [DC Comics]

Scénario de Peter Tomasi

Dessins de Fernando Pasarin

sortie aux USA le 11 août 2010

Paradoxalement, dans l’après Blackest Knight les deux titres existants (Green Lantern et Green Lantern Corps) se sont un peu fait éclipser par Brightest Day et la quête du prochain White Lantern. Green Lantern Corps, surtout, a perdu un peu sa « magic touch » en se recentrant sur Ganthet et moins sur des personnages à « gouaille » comme Guy Gardner ou Kilowog. Où étaient-ils passés ? Ils avaient tout simplement suivi le scénariste Peter Tomasi en prévision de ce troisième titre. Comprenez par là que ce nouveau Green Lantern: Emerald Warriors ressemble plus à la qualité de Green Lantern Corps AVANT Blackest Night que l’actuel « Corps ». On retrouve donc avec plaisir Guy et une partie du reste de la bande (Ganthet lui-même apparaît), tout en se lançant à nouveau dans l’exploration des « secteurs inconnus » (piste lancée auparavant mais largement ignorée dans l’après Infinite Crisis).

Le dessinateur Fernando Pasarin, après de jolies pages dans des séries comme Brightest Day,  continue également de monter en force. Son travail ici est efficace, clair sans être pour autant trop léger. Il gère bien la vedette de la série (Guy). Tout au plus  – si on devait chercher la petite bête dans ce numéro – on regrettera le manque de subtilité avec lequel les auteurs nous rabâchent que les Green Lanterns sont les « cops » de l’espace. Guy Gardner monté en moto verte façon « Chips », le même Gardner comparant Ganthet à un flic sur le retour… Ça fait un peu beaucoup quand même, d’autant plus que Geoff Johns a déjà bien enfoncé le clou ces dernières années. On pourrait se passer de cette « insistance » mais sinon c’est du tout bon….

[Xavier Fournier]