[FRENCH] Guy Gardner, John Stewart et les autres membres du Green Lantern Corps affrontent une armée inconnue, d’autant plus puissante que les anneaux verts n’ont pas l’air d’être efficace face à elle, bien que personne ne soit capable de dire pourquoi. Peter Tomasi continue de mettre en évidence quelques nouveaux lanterns dans l’entourage de Gardner et Stewart mais la menace peine à convaincre…

Green Lantern Corps #3 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessins de Geraldo Borges
Parution aux USA le mercredi 16 novembre 2011

Coincés sur une planète étrangère face à une sorte d’armée « black ops » qui neutralisent les anneaux de puissance, Guy, John et un petit détachement du Corps sont en très mauvaise posture. Pour les aider il faudrait qu’un renfort massif arrive rapidement mais sur Oa la hiérarchie n’est pas prête à prendre des risques. Une opération de secours va donc se mettre en place à l’intiative de quelques Lanterns. Mais est-ce que cette aide va vraiment fonctionner ou au contraire laisser les héros en plus mauvaises postures ? Depuis la relance de Green Lantern Corps, Peter Tomasi fait son possible pour injecter de nouveaux Lanterns. Si Gardner et Stewart sont forcément les têtes d’affiches de la série, l’auteur prends soin de ne pas se contenter d’utiliser encore et toujours Kilowog ou Arisia comme « supporting cast ». Et c’est plutôt bien vu car, comme on le voit ici, quand les visages sont neufs, on ne sait pas toujours qui sera encore en vie à la fin de l’épisode (contrairement à des héros plus installés).

Malheureusement Tomasi trébuche sur un autre angle : l’armée mystérieuse arrive alors que par ailleurs plusieurs autres séries du DcnU ont elles aussi joué la carte (bien qu’à une autre échelle) de l’assassin efficace dont on ne sait rien (Batman, Nightwing…). Et à l’évidence cela fait trois épisodes de Green Lantern Corps que les adversaires surfent sur cette même vague, même si c’est avec un parfum plus cosmique. Les attaquants sont puissants et ont rayé des mondes entiers. Leur capacité de nuisance n ‘est plus à prouver. Mais ils manquent également furieusement de charisme. Ils tuent, ils sont méchants… mais le mystère qu’on tente d’instaurer les prive d’une certaine gouaille. On espère qu’assez vite un boss se distinguera où que les assaillants s’ouvriront un peu plus. Car pour l’instant on a un sentiment d’artifice scénaristique. A noter aussi que ce mois-ci le dessinateur Fernando Pasarin n’est pas là, temporairement remplacé par Geraldo Borges. Le résultat n’est pas affreux à regarder mais n’a tout simplement pas la tenue du travail de Pasarin…

[Xavier Fournier]