[FRENCH] L’essentiel des « Lights » a décidé de rester à Utopia et de ne pas se tourner vers la nouvelle école fondée par Wolverine. Mais la cohabitation avec les X-Men de Cyclops n’est pas pour autant si tranquille que ça et il reste encore des motifs de « schisme » alors que la nouvelle équipe créative tente d’orienter Hope et ses amis dans le nouveau contexte mutant de Marvel.

Generation Hope #13 [Marvel Comics] Scénario de James Asmus
Dessin d’Ibraim Roberson
Parution aux USA le mercredi 16 novembre 2011

On ne peut pas dire qu’Hope Summers déborde d’affection pour son « grand-père adoptif » et il aurait sans doute été plus logique pour elle de se ralier à Wolverine ou, mieux, de suivre sa propre voie. Encore qu’on peut se dire qu’une jeune fille élevée par Cable peut se reconnaître dans une vision plus militariste des mutants, semblable à ce que propose Cyclops. La « Génération Hope » a donc une raison politique de rester sur Utopia… Mais, comme on dit, le coeur a ses raisons que la raison ne saurait comprendre. Du coup les jeunes mutants restés sur l’île ne s’entendent pas forcément très bien avec leurs mentors adultes et, selon un procédé déjà utilisé maintes fois dans les titres « X », sont convaincus de tout savoir. Même quand ils pensent qu’un nouveau mutant a fait son apparition. James Asmus reprend bien en main la série mais souffre un peu du fait que la promo de Marvel ait déjà affiché les futurs compositions des équipes et ce dès la couverture. Malgré le fait que le scénariste se donne du mal pour réinsérer Sebastian Shaw de manière originale et presque « incognito », l’effet est donc un peu gâché par la promo externe.

Cependant Asmus a d’autres points d’intérêt pour ce qui est de son management des personnages, en particulier en commençant à mélanger les « lights » qui suivent Hope avec d’autres jeunes mutants présents sur l’île. Les personnages tentent d’établir des amitiés nouvelles, parfois dans des circonstances comiques (comme No Girl). La série ne me semble pas forcément promise à un avenir radieux dans la mesure où les ventes minimes en font un des titres mutants qui se vendent le moins mais l’auteur ne ménage pas ses efforts pour rendre le groupe plus particulier. Il peut compter pour cela sur le tandem graphique formé par le dessinateur Ibraim Roberson et le coloriste Jim Charalampidis qui produisent un résultat solide, avec des effets riches et maîtrisés. Roberson et Charalampidis, s’ils maintiennent leur alliance, auraient tout pour assurer des projets plus ambitieux chez Marvel. Une bonne surprise en tout cas…

[Xavier Fournier]