[FRENCH] Stephen King lance chez Vertigo un comic-book original qui mêle les vampires et l’Histoire, avec des aller-retours entre les époques (chose obligée vue la longévité des personnages impliqués) Le début d’American Vampire est sympathique même si ce n’est qu’une ébauche et qu’on ignore pour l’instant quel est l’angle réel de l’histoire…

American Vampire #1 [Vertigo] Scénario de Stephen King & Scott Snyder
Dessin de Rafael Albuquerque
Parution aux USA le mercredi 17 mars 2010

Que raconte American Vampire ? Pas facile, pour l’instant, de répondre à cette question tant les choses démarrent en prenant leur temps. Il suffira de dire que pour devenir un vampire il faut visiblement se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. A quelques décennies d’écart, une jeune aspirante actrice et un personnage de l’Ouest farouche vont le découvrir à leurs dépends. Mais quel est l’angle, le pitch, la particularité réelle de la série ? A ce stade les auteurs ne nous le révèlent pas encore. Non pas que le résultat soit vide pour autant. Visiblement ils prennent le temps d’installer leurs personnages et, même si le lecteur se demande encore un peu à quelle sauce il sera cuisiné dans les mois à venir, ces premières scènes de l’histoire sont assez bien écrites. Gageons que Stephen King n’a évoqué que les grandes lignes tandis que Scott Snyder s’est acquitté du travail de mise en forme et de dialoguistes. Même si on sait peu de choses d’elle, on sympathise assez vite avec l’héroïne Pearl… Pour Camillo on est moins sûr de ce qu’on doit en penser mais il est certain que les personnages montrent déjà des signes d’êtres « tridimensionnels »…

Pour le graphisme, le nom de Rafael Albuquerque évoque encore un peu l’imagerie des épisodes de Blue Beetle qu’il a pu dessiner dans le passé récent. Au demeurant, ce n’est pas franchement le premier nom qui me serait venu en tête pour illustrer une histoire d’horreur tirée de l’imaginaire de Stephen King. Pourtant Albuquerque s’en tire plus que bien et en particulier quand il change ses techniques de finition dans la seconde partie du numéro, qui se passe à une autre époque. L’artiste montre clairement qu’il n’avait pas encore montré le meilleur de lui-même. Non, on ne sait pas encore vraiment ce que raconte, dans le fond, American Vampire et on se gardera donc bien de lancer des hypothèses. Mais les dialogues de Snyder et les dessins d’ Albuquerque placent en tout cas des fondations bien sympathiques, à confirmer dans les épisodes à venir…

[Xavier Fournier]