[FRENCH] New York est de plus en plus infestée par des pseudo-Spider-Men, ce qui oblige Peter Parker a monter d’un cran et à jouer sur son expérience et son entraînement pour faire la différence. Mais du coup cette brusque preuve de compétence ne peut qu’attirer les soupçons sur lui. Comment Peter est-il le plus adroit des infectés ? Et pourquoi ne le voit-on jamais en compagnie de Spider-Man ? Quelqu’un commence à se poser des questions…

Amazing Spider-Man #669 [Marvel Comics] Scénario de Dan Slott
Dessins de Humberto Ramos
Parution aux USA le mercredi 14 septembre 2011

Le virus qui transforme tout le monde en Spider-Man continue de se propager. Même J.J. Jameson est touché, à son grand désespoir (on imaginait mal que le scénariste Dan Slott puisse passer à côté d’une telle ironie). Plus largement, alors que Carlie profite de ses nouveaux pouvoirs pour essayer de remettre de l’ordre dans la ville, elle ne peut s’empêcher de remarquer que son petit ami, Peter, semble bien plus adroit qu’elle. Trop adroit, même, pour qu’il n’y ait pas quelque chose de louche là dessous. Et ses réponses sont pour le moins embrouillées. Quand Carlie demande à rencontrer Spider-Man ET Peter, le héros se retrouve devant une problématique qu’il va essayer de résoudre du mieux qu’il peut. Mais Carlie peut-elle vraiment gober ce bricolage de dernière minute ? Le Shocker, visible sur la couverture, n’intervient qu’assez tardivement dans l’épisode. Au point d’ailleurs qu’à un moment on se dit qu’on nous a peut-être gâché la scène finale. Sauf que le rôle du « criminel vibrant » n’est pas forcément celui qu’on croit. Il permet à Spider-Man de réaliser que les choses sont encore pires qu’il le pensait.

Bien qu’il se passe des choses dans ce numéro et qu’on ne soit assurément pas dans le registre d’une narration décompressée, on a un peu l’impression que l’histoire peine à fonctionner dans le début de l’épisode. Peut-être parce que d’une part Slott n’est pas un scénariste qui insiste sur le côté dramatique. Et Humberto Ramos, aux dessins, n’est pas un artiste qui donne dans le noir ou le macabre. Les événements qui ravagent New York, les rues en ruine… tout ça peine à véhiculer une vraie atmosphère de tension. Peut-être aussi parce que l’idée que tout le monde puisse hériter de spider-pouvoirs ne semble pas être une telle catastrophe. Le retour d’une situation où Peter doit protéger son identité est par contre efficace et fait écho à toute une certaine ère classique. Mais le tournant réel de l’épisode se situe plutôt vers la fin, quand on découvre qui est réellement l’alliée du Jackal. Là dessus, je ne suis pas certain que le retour de cette vieille connaissance fasse vraiment sauter tout le monde de joie. En ce qui me concerne, c’est une création qui n’a jamais fonctionné mais peut-être, justement, que le fait que Slott l’utilise à nouveau lui donnera une seconde chance et peut-être une utilité. Moins convaincu que lors de l’épisode précédent mais ca reste potentiellement intéressant.

[Xavier Fournier]