Avant-Première VO : Amazing Spider-Man #598[FRENCH] Spider-Man est prêt à tout pour aider son ami Harry Osborn. Problème : Harry est de son côté prêt à tout pour aider la personne qui compte le plus pour lui et… ce n’est pas Spider-Man. Ajoutez que tout ça se passe dans les murs du Q.G. des Dark Avengers, que papa Osborn est en mode « cette fois c’est la bonne, on se débarrasse de l’Araignée… », qu’en plus si vous regardez bien dans le décor un certain nom de famille devrait attirer votre attention… Bref, Amazing Spider-Man #598, avant-dernier numéro d’American Son, est riche en rebondissements, reposant aussi bien sur des questions de fidélité que de trahisons. Mais qui trahira qui ?

Amazing Spider-Man #598 [Marvel] Scénario de Joe Kelly
Dessin de Paulo Siqueira & Marco Checchetto
Sortie américaine le 24 juin 2009.

Amazing Spider-Man #598Avec le reste de l’univers Marvel qui consomme du Osborn à tour de bras ces temps-ci, il était temps que Spider-Man montre bien que Norman est avant tout son adversaire de prédilection. Mais il aurait été dommage de n’en faire qu’une question de combat entre un héros et son ennemi juré. Dans « American Son », Joe Kelly démontre une nouvelle fois le rouleau compresseur qu’est Norman Osborn en terme de sadisme et de cynisme. Et c’est sûr que dans ces conditions être le prisonnier des Dark Avengers est bien la dernière chose qu’on pourrait souhaiter à Spider-Man. Kelly joue les poupées russes : ses personnages ont tous un plan qui qui vient empiéter sur le plan de l’autre, le retarder ou le dévier de manière à ce que l’histoire change deux ou trois de direction au fil de l’épisode. Certes, parfois on voit le coup venir mais dans d’autres cas pas vraiment. On se doute bien que Spider-Man ne risque pas vraiment de mourir, pas plus qu’Osborn à l’heure où il est tellement utile. Mais une sorte de bataille pour l’âme d’Harry s’est engagée et il faudra attendre la fin de l’épisode pour savoir de quel côté Osborn junior penchera. Et encore, vue la tournure du scénario de Kelly, donnons lui le crédit d’être capable de renverser la vapeur une fois encore la semaine prochaine si jamais il le jugeait nécessaire.

Ce numéro est dense. En plus de l’intrigue principale le lecteur trouvera aussi « à boire et à manger » dans des allusions plus discrètes mais qui portent peut-être en elles les bases de futurs arcs (en voyant une inscription sur un des tubes du labo, on ne peut se demander où Kelly veut en venir pour la suite). Paulo Siqueira et Marco Checchetto sont efficaces aux dessins bien que j’aurais personnellement préféré que l’arc soit illustré par une seule et même personne. Depuis Brand New Day et pour des questions de rythme, on sait que pas grand chose n’arrive dans la vie du tisseur sans que l’événement soit d’abord claironné des mois à l’avance (si Mary-Jane revient le temps de boire un soda dans une scène, ça devient un « event »). Mais le point fort d’American Son est finalement de reposer sur l’entourage du héros et, là, certaines choses deviennent possibles. On retrouve donc la sensation qu’on ne sait pas forcément ce qui va se passer dans le numéro suivant. Du suspens, donc, et personne ne va s’en plaindre…

[Xavier Fournier]