youngavengerspresents01cover1.jpg[FRENCH] Après de débuts remarqués (et remarquables) dans leur mini-série éponyme, les Young Avengers ont disparu brutalement de la scène comics. La faute à un scénariste, Allan Heinberg, très pris par son « dayjob » (producteur sur  la série Grey’s Anatomy) et à un Jim Cheung, aussi talentueux que peu rapide. Mais Marvel, flairant la bonne affaire, n’a pas renoncé et occupe le terrain avec une mini-série le temps que les deux compères retrouvent leur souffle…

On pourrait croire qu’il n’y a que des opportunistes chez Marvel. Bon, il y en a quelques uns. Mais parfois, c’est loin d’être génant. Les Young Avengers sont bien nés. Et les retrouver est loin d’être désagréable. Surtout quand le premier épisode de la mini-série Young Avengers Presents est consacré à Patriot et que l’épisode est écrit par Ed Brubaker (Captain America, Daredevil, Uncanny X-Men). Côté dessin, c’est Paco Medina qui s’y colle. Sans génie mais avec brio, il execute proprement la tâche qui lui incombe.

Avec le mélange Patriot/Ed Brubaker, on se dit que dans un univers Marvel sans Steve Rogers, l’ombre de Captain America va planer sur l’histoire. On ne se trompe pas. Patriot (Eli Bradley) est le petit fils de l’homme qui aurait pu/dû être Captain America, Isaiah Bradley. Pour ceux qui seraient passé à côté, Bradley est un soldat noir sur qui la formule du super-soldat avait été expérimentée avant Steve Rogers (comme révélé dans la mini-série « The Truth » en 2003). Il n’est jamais devenu Captain America mais tous ceux qui ont été touchés de près où de loin par le mythe du super-soldat le considèrent avec respect.

 

Alors que l’épisode se déroule, Isaiah reçoit la visite d’un mysterieux individu qui veut parler « super-soldat » avec lui. Eli cherche à savoir mais son grand-père ne pipe mot. Il pense qu’il s’agit de Bucky et va alors mener l’enquête avec deux de ses amis des Young Avengers, Wiccan et Hawkeye. Ils le trouvent au milieu d’un combat avec des drones de l’A.I.M. Ce dernier les éconduit vite mais Eli s’accroche, il veut parler avec Bucky. Et quand il finit par lui mettre le grappin dessus, ils discutent de la légende de Captain America et de celle de Patriot (dont Eli n’est pas le premier à porter le nom).

Franchement, on espérait mieux de la part d’Ed Brubaker. Cet épisode n’est pas désagréable à lire ni regarder, mais il est hautement dispensable dans une période où chaque euro/dollar compte. Il serait temps que Marvel se préoccuppe du pouvoir d’achat de ses lecteurs !

[Fabrice Sapolsky]