Trade Paper Box #77: Spider-Man Omnibus - Todd McFarlane[FRENCH] Vous ne possédez pas encore l’intégrale de Todd McFarlane sur Amazing Spider-Man ? C’est le moment de vous rattraper ! Panini a sorti en octobre un Omnibus consacré au tisseur reprenant les épisodes d’ASM #296 à #329, (ainsi que Spectacular Spider-Man Annual 10 Prowler in : pale reflection, et  What the …?! 3) de 1988 à 1990, soit le temps de passage du dessinateur sur le titre. Il est associé à David Michelinie au scénario.

Trade Paper Box #77: Spider-Man Omnibus - Todd McFarlaneNouvel ennemi, nouveaux ennuis

Stan Lee et Steve Ditko ont créé le personnage mais certaines équipes artistiques qui leur ont succédé ont réellement marquées de leurs empreintes ce titre connu par des générations de lecteurs du monde entier. C’est le cas de Michelinie et McFarlane. Ce fantastique duo artistique s’est véritablement approprié l’univers du personnage qu’ils maitrisent parfaitement. Ils nous ont offert à l’époque une version résolument moderne d’un Spider-Man fait homme ayant gagné en maturité. Peter Parker était alors jeune époux du top model Mary Jane Watson (ils s’unissent en effet dans l’épisode annuel d’Amazing Spider-Man 1 #21 de 1987 par David Michelinie et John Romita Sr.). Mais pas question d’en profiter trop longtemps, les ennuis finissent toujours par le rattraper. Entre un héros perdant ses pouvoirs et la première apparition de Venom, qui demeure l’un des plus sérieux ennemi de l’histoire du tisseur. Ces deux années de la série ont été plutôt mouvementées. De nombreux éléments de ce run ont d’ailleurs été repris par Sam Raimi dans le troisième opus de son adaptation cinématographique.

L’ère de la maturité ?

A tous les niveaux c’est une des plus belle période pour le titre. Le récit est passionnant et le dessinateur à réellement offert au personnage une nouvelle dimension graphique. Les combats sont par exemple d’une fluidité impressionnante. Le travail du dessinateur sur le design du costume ou des toiles est par ailleurs tout à fait remarquable. Preuve qu’avant même la fondation d’Image Comics et la création de Spawn, McFarlane était déjà fort inspiré. Comme les dessins, le personnage lui même atteint une nouvelle dimension, Parker a en effet vieilli et acquis au passage une certaine maturité et son expérience en tant que héros n’est plus à démontrer (1962). Il est réjouissant de le voir  profiter au départ de cette forme de sérénité, bien qu’elle ne soit que très passagère. En somme le personnage continue d’évoluer tout en conservant toutes les caractéristiques qui ont fait son succès, et le rendent si attachant. Parker est toujours autant parasité par ses ennemis que par ses turpitudes intérieures, l’âge adulte et la stabilité de sa vie de famille ne lui ont pas pour autant apporté la tranquillité escomptée.

Trade Paper Box #77: Spider-Man Omnibus - Todd McFarlaneRévolution d’un mythe

Alors que le #700 et dernier épisode de cette série mythique est sorti il y a peu aux Etats-Unis (pour une parution VF courant d’année), voici de quoi nous faire patienter, enrichir nos collections voire étendre nos connaissances sur la génèse de cet icône incontournable. Un fort bel objet aussi bien pour les fans du tisseur de la première heure, que pour les nouveaux lecteurs. Les bonus contenu en fin de volume sont appréciables, les couvertures de Marvel Tales de McFarlane n’ayant pas été réédités. Les propos de David Michelinie en postface sont intéressants à la fois lorsqu’il explique sa passion ancienne pour le personnage mais aussi quand il rapporte les émotions que lui a procuré son arrivée sur la série. Plus de 800 pages de pure bonheur (pas donné évidemment mais c’est l’occasion de racketter votre vieille tante pour les étrennes !) En somme un objet indispensable qui sierra parfaitement dans toutes les bibliothèques et qui vous permettra de découvrir ou redécouvrir l’une des périodes les plus marquantes de la vie Peter Parker !

[Anne-Sophie Peyret]

« Spider-Man Omnibus – McFarlane » par David Michelinie (scénario) et Todd McFarlane (dessin), Panini, octobre 2012, 856 p.