Avant-Première VO: Review Planet of the Apes/Green Lantern #1

Sinestro a créé l’anneau ultime, celui qui possède les qualités de toutes les couleurs cosmiques connues. Mais dès sa création, cette arme est projetée à travers l’espace-temps jusqu’à une Terre où… les Singes dominent. Boom continue de promener la licence Planet of the Apes à travers des rencontres inattendues. Cette fois c’est un singe qui devient porteur d’anneau. Mais le mélange avec l’univers des Green Lanterns n’est pas aussi bien géré que sur des efforts précédents (la rencontre avec Tarzan, par exemple).

Planet of the Apes/Green Lantern #1 [DC Comics]
Scénario de Robbie Thompson & Justin Jordan
Dessins de Barnaby Bagenda
Parution aux USA le mercredi 1er février 2017

Planet of the Apes/Green Lantern s’appuie sur un préambule assez connu des lecteurs de DC : il est possible de « mélanger les flux » des différents corps de lumière pour créer un anneau ultime, idée agitée maintes fois ces dernières années plus ou moins directement depuis Blackest Night et encore tout récemment dans la série Green Lanterns avec l’arc du Phantom Lantern. Peut-être aurait-il été plus malin de puiser dans ces intrigues existantes que de passer par l’introduction d’un accessoire supplémentaire de la même catégorie. Mais ce n’est pas vraiment le problème dans les premières scènes de ce crossover inattendu, qui débouche finalement sur quelque chose de très conventionnel. Le premier souci de Planet of the Apes/Green Lantern #1, c’est avant tout un problème de narration. On aime ou on aime pas le dessin de Barnaby Bagenda, mais la manière dont il raconte les scènes part parfois totalement en vrille, si bien que l’on ne comprend pas forcément ce qui se passe et qu’il faille attendre les passages suivants pour voir ce qui est confirmé ou infirmé. Typiquement, l’explosion qui voit la création de l’anneau… on a d’abord l’impression que c’est le méchant de service qui est projeté à travers l’espace-temps. A moins qu’il soit détruit ? A puis non puisqu’on le revoit ensuite. Bref, tout cela n’est pas très clair et le lecteur avance en tâtonnant.

« Damn it… Damn it all to hell… »

L’autre problème est purement scénaristique. S’il y a bien les éléments constituants des deux mythes. Les Green Lanterns sont sensiblement raccord avec ce que l’on connait d’eux à l’instant T dans la série Hal Jordan & The Green Lantern Corps, quand bien même dès la scène d’ouverture Star Sapphire ou Larfleeze sont assassinés (ce qui fait que l’on bascule vers une autre continuité sans doute). Et inversement l’univers de la Planète des Singes est lui aussi préservé, avec Cornélius, Zira ou Nova dans un contexte suivant de peu la conclusion du premier film de la saga Planet of the Apes originelle (et la disparition de l’astronaute Taylor). Tout y est, donc, mais avez une absence de fantaisie et de finesse assez caractérisée. C’est à dire que l’histoire avance plutôt avec des gros sabots. Forcément, quand Hal Jordan se retrouve confronté aux ruines de la Statue de la Liberté, il ressort la ligne de dialogue mythique, sans raison particulière dans le script si ce n’est « hey, hey, vous avez vu l’allusion ? ». Comparé aux efforts de Tim Seeley et David Walker dans Tarzan On The Planet Of The Apes pour mélanger deux mythes et voir à partir de là comment avancer dans une direction originale, Planet of the Apes/Green Lantern avance de manière téléphonée, sans se ménager un gros capital de surprise. Clairement, il n’y pas tromperie sur la marchandise, les Green Lanterns débarquent bien sur la Planète des Singes. Mais sorti de là…

[Xavier Fournier]
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