Avant-Première VO: Review Justice League #32

Les Dark Knights, versions alternatives et maléfiques de Batman, envahissent la Terre à l’occasion du crossover Metal. Forcément que la Justice League est un obstacle à leur plan et ils s’acharnent donc sur les super-héros, avec une League bien en mal de leur résister.

Justice League #32Justice League #32 [DC Comics]
Scénario de Robert Venditti
Dessins de Liam Sharp
Parution aux U.S.A. le mercredi 1er novembre 2017

La Justice League est séparée, dispersée dans les sous-sols de différents endroits de l’univers DC et attaquée de manière simultanée par les Dark Knights. Tie-in d’un événement extérieur (Metal, donc), cette histoire de la League est plutôt « à la remorque » pour différentes raisons logiques et scénaristiques. Elle se distingue donc surtout par les dessins de Liam Sharp, récemment parti de la série Wonder Woman et qui amène au récit une touche à la fois brutale et sombre, avec comme de petits échos d’une SF bien british (son Red Death a des expressions, des textures, qui nous renvoient parfois à une atmosphère à la 2000 AD). Il est cependant difficile de savoir sur quel pied les auteurs dansent. L’injection soudaine de l’équivalent de batmobiles pour ce Batman véloce par lui-même, voitures qui comportent aussi, entre autres, un gros marteau sur le toit pour essayer d’écraser Barry… Tout cela, par contre, nous tire vers Will le Coyote et Beep-Beep. Mais d’une façon un peu entre deux, maladroite, qui fait que le parallèle ne donne pas tout à fait l’impression d’être assumé.

« After I destroyed the gods, I came for your sisters. »

En fait l’équipe créative hérite malgré elle d’un manque de définition, d’une hésitation déjà présente dans Metal concernant les Dark Knights, à savoir que parfois ils semblent être de vrais bouchers mais que dans d’autres passages leur manière d’être « MAUVAIS » pour le principe donne vraiment dans la caricature (et du coup peut-être que ce genre de scénario serait mieux servi par un dessinateur tel que Kyle Baker, quelqu’un qui gère la caricature). De ce fait, Justice League n’est qu’une énumération de pièges mortels plus ou moins adroits, qui se distingue surtout, selon les pages que Sharp peut fournir. Et ce n’est pas vraiment spoiler que de dire qu’il faudrait aussi que DC fasse un moratoire, décrète une loi éditoriale ou quelque chose de ce genre. Parce que le coup de Cyborg démoli à chaque fois qu’il y a un crossover ou une saga notable, cela commence vraiment à faire rengaine. On a perdu le compte de fois où c’est arrivé depuis 2011. Et dans le cas présent cela insiste involontairement, encore, sur le fait que certains aspects de Metal nous rejouent quand même Forever Evil d’une façon à peine différente. Si on pouvait laisser Cyborg un peu tranquille ou, mieux, le représenter comme un personnage compétent qui, d’une fois à l’autre, apprend à se protéger et prépare sa risposte, ce ne serait pas un mal.

[Xavier Fournier]
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