Avant-Première VO: Review Justice League #26

Dans un futur apocalyptique, de jeunes héros aux pouvoirs familiers décident de tout faire pour empêcher leur réalité de se produire. Ce qui implique de remonter le temps pour rencontrer leurs parents : la Justice League !

Justice League #26Justice League #26 [DC Comics]
Scénario de Bryan Hitch
Dessins de Fernando Pasarin
Parution aux USA le mercredi 2 Août 2017

Tandis que Marvel est sur le point de lancer sa nouvelle initiative globale, Legacy, DC Comics se paie le luxe d’intituler de la même manière cet ultime arc du run de Bryan Hitch sur la Justice League. C’est de bonne guerre puisque la Maison des Idées déjà fait ce genre de clin d’œil à l’envers. Mais au-delà de l’anecdote, ce Legacy est pour Hitch l’occasion de refermer un cycle entamé avec ses épisodes de Justice League of America. L’auteur britannique avait alors confronté la League a un passé lointain, en particulier sur Krypton. Ce dernier arc, lui, commence dans le futur mais en prenant soin de toujours utiliser mentionner l’Infinity Corporation, élément que Hitch avait introduit dans sa JLA. Le coup de « la génération d’après » est depuis des décennies un classique du récit super-héroïque, avec des repères comme Days of Future Past de Claremont/Byrne ou encore les Titans Tomorrow de Johns/McKone, sans remonter à certains éléments de la Legion of Super-Heroes. Ici, le casting est assez conventionnel, avec un fils de Wonder Woman (aux faux airs de Superman), un fils de Cyborg, une fille d’Aquaman ou de nouveaux Green Lanterns (visiblement il n’y a pas de place pour des descendants de Batman, à part si les Lanterns). C’est un peu attendu et surtout on passe à côté de certaines combinaisons qui auraient pu être plus intéressantes (que le fils de Cyborg se retrouve, comme par hasard, le techno de la bande…) ou des alias plus variés (là, clairement, on comprend d’emblée ce qui se passe). Mais la vraie plus-value de l’épisode n’est pas tant dans cette « nouvelle génération » que dans ceux qui s’opposent à eux, y compris une ennemie masquée qui laisse la place à quelques hypothèses.

« There is no mercy. No compassion. Only grief. Death. »

Si Bryan Hitch est le scénariste, c’est bien Fernando Pasarin qui s’occupe des dessins de ce numéro. Régulier et efficace, Pasarin a son propre style mais assez voisin des ambiances dessinées par Hitch. L’essentiel de l’épisode se passe dans le futur, dans des ruines bourrées de détails et l’artiste s’acquitte de la mission sans bâcler le travail, bien au contraire. Un épisode intéressant mais il s’agit surtout d’une sorte de prologue, en attendant que les vraies explications arrivent, la prochaine fois…

[Xavier Fournier]
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