Avant-Première VO: Review Iceman #6

Iceman #6

Pour honorer la mémoire de l’un(e) des leurs tombé(e) sur le champ de bataille, les Champions originaux, ceux des années soixante-dix, se retrouvent à Los Angeles et en profitent pour renouer des liens. Mais c’est sans compter avec l’ambition d’une réalisatrice de cinéma qui veut produire à leur dépend un film où ils affrontent… des Sentinelles.

Iceman #6Iceman #6 [Marvel Comics]
Scénario de Sina Grace
Dessins de Robert Gill
Parution aux USA le mercredi 4 octobre 2017

C’est décidément une grosse semaine pour Johnny Blaze, le Ghost Rider classique, puisque non seulement il démarre un nouveau groupe avec les Spirits of Vengeance mais qu’il refait surface, le même jour, via la série Iceman dans les rangs de son premier super-groupe, à savoir les Champions originaux (composés à la base de Black Widow, Hercules, Angel, Darkstar sans oublier Bobby Drake lui-même). L’occasion est plutôt bien trouvée pour instaurer une ambiance à la Legacy, via cette équipe qui ne s’est guère recroisée depuis la fin des seventies. Sina Grace en profite pour travailler les sentiments de son héros principal, entre nostalgie et envie de vivre des choses nouvelles depuis qu’il a fait son coming out. Mais le cocktail est plutôt étrange, avec des allusions parfois très pointues (un flashback fugace mentionnant le premier combat entre les Champions et l’Essaim) où l’on se dit que l’équipe créative a vraiment potassé le sujet… Et des scènes qui sont tout le contraire. L’utilisation de Darkstar sans grand contexte laisse perplexe. Et un petit flashback montrant la première rencontre entre Warren et Natasha, avec Warren en costume d’X-Factor, est totalement anachronique. Mais globalement ce sont des erreurs de continuité sur lesquelles on pourrait passer puisque le sentiment et l’ambiance sont là, avec même un peu d’humour, oui mais…

« Oh my god, it’s Angel and Silver Surfer! »

Le vrai problème de cet épisode tient en la menace sortie de derrière les fagots. Un cliché digne des années 50 ou 60, à une époque plus naïve où on l’aurait plus facilement accepté. Car là, voyez-vous, une réalisatrice à reconstruit une armée de sentinelles dans l’idée de faire un film-démo (elle n’a visiblement jamais entendu parler des effets spéciaux en images de synthèses). Allez savoir ce qu’elle comptait filmer sans intervention extérieure mais là, réalisant qu’il y a des mutants dans le secteur, elle se dépêche de finir ses robots pour leur lâcher dessus. Et là bon sang, ce n’est pas une question mineure de continuité liée à un mauvais costume, c’est le nerf de la guerre : les motivations de la menace ne tiennent absolument pas debout, elles ne font même pas le minimum syndical. Robert Gill fait des choses intéressantes en matière de dessin. Parfois certains de ses visages font penser à du Jerry Bingham. Mais alors l’artiste ne peut sauver à lui seul une histoire digne d’une série Z. On a vu des Sharknado mieux écrit que cela. Sina Grace met beaucoup d’énergie à décrire Bobby et ses relations avec les autres. Et c’est louable. Mais il ne faudrait pas perdre de vue la globalité de l’histoire. Parce que là, ça s’égare complètement.

[Xavier Fournier]
Comments: 2

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  1. Totalement d’accord !

    Mais ça fait plaisir de revoir Darkstar qui s’est fait plutôt rare !

    Bobby était amoureux d’elle à l’époque et maintenant il est gay, mais je n’ai pas senti la moindre nuance de gêne d’un coté ou de l’autre (mais il est vrai que le sentiment n’était pas partagé…)

  2. Sharknado comme curseur récurrent de la nullité…^^ c’est déjà un point très drôle.
    je suis bien content de vous relire ici. j’espère des nouvelles un jour en kiosque, bouquins etc..

    comic Box rule!

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