L’équipe centrale des Avengers mais aussi l’Unity Squad et les U.S.Avengers semblent être les derniers héros disponibles sur une Terre qui a été arrachée à son système d’origine. Sans savoir encore quelle est la solution, ils savent que toute aide sera la bienvenue. Heureusement pour eux l’un des membres fondateurs et les respectés des Avengers est de retour, la célèbre… attendez, qui c’est celle-là ?

Avengers #676Avengers #676 [Marvel Comics]
Scénario de Mark Waid, Al Ewing & Jim Zub
Dessins de Pepe Larraz
Parution aux USA le mercredi 17 janvier 2018

Tandis que Jarvis est au plus mal, mourant, les Avengers tiennent un conseil de guerre en leur demeure. Aucun n’a la moindre piste et le réflexe est donc de se tourner vers celle qui semble être autant admirée et respectée que Steve Rogers. Voyager est de retour, celle que l’on croyait morte depuis des années, celle qui a été là pour les moments les plus classiques de l’équipe. De Falcon à Quicksilver tout le monde est en adoration. On passe alors en revue la carrière de l’héroïne et… ce n’est pas un simple rajout anecdotique. Elle semble avoir été de tous les combats dans ce qui correspond aux cent premiers épisodes du groupe. Sauf que bien sur le lectorat, lui, n’a jamais entendu parler de la dame en question et que les scénaristes se gardent bien de donner son origine ou une liste exhaustive de ses pouvoirs. A partir de là, allez savoir si elle est liée à un Cube Cosmique (elle a un air de Kobik, si ce ne serait pas plutôt l’une des Elders of the Universe – Gardener, Grandmaster… Voyager ?) ou autre chose encore. Mais les auteurs semblent trop charger la barque au niveau gentillesse pour que cela ne cache pas quelque chose.

« And you’re more than a founding member– At least to me! »

Tout cela demande un travail de « time gumping », de rajout de Voyager dans des cases classiques. Si le résultat est inégal pour ce qui concerne la période Kirby, on sent l’artiste plus à son aise pour s’infiltrer dans les traits de John Buscema. Le costume de Victory fait d’ailleurs énormément penser à Triumph, un membre « rajouté » à la Justice League de DC et il s’agit sans doute d’un clin d’œil (de ce fait ce sont deux héros rajoutés à leur groupe respectif qui s’affronte). Pepe Larraz doit jongler avec ces flashbacks mais aussi un grand nombre de personnages. D’ailleurs, dans ce numéro, le scénario lui en rajoute encore avec deux groupes de méchants de service qui s’affrontent sans que l’on discerne bien pourquoi. Mais ça fait du monde, dont un certain nombre de personnages inconnus, et Pepe Larraz s’en tire assez bien sans sembler souffrir du cahier des charges. C’est un épisode dense. Tout au plus on se demandera pourquoi les auteurs se sont encombrés de certains visages comme le Red Hulk, vu son manque d’utilisation. Il est là, mais ne sert à rien. Mais c’est un vague reproche dans un épisode qui tient la route.

[Xavier Fournier]