Avengers #675 sonne le démarrage de No Surrender, une saga qui devrait nous mener à une nouvelle ère « post-Legacy » de l’équipe. Pour l’occasion le titre devient hebdomadaire, récupère toutes les versions actives du groupe et lance les hostilités/festivités avec l’un des Avengers les moins connus. Logique, dans ces conditions, qu’on en arrive aussi à un(e) Avenger de trop, dont personne n’a entendu parler.

Avengers #675Avengers #675 [Marvel Comics]
Scénario de Mark Waid, Al Ewing & Jim Zub
Dessins de Pepe Larraz
Parution aux USA le mercredi 10 janvier 2018

Qui a volé la Terre ? Au demeurant No Surrender commence par une intrigue de science-fiction dans laquelle les Avengers semblent des passagers impuissants. En fait, il est étonnant de voir cette histoire de planète déplacée si tôt après le crossover entre les Avengers et Champions, qui reposait sur une opposition entre la Terre et la Contre-Terre. De facto, dans les deux cas plane l’ombre d’un évènement cosmique à la DC/Crisis. Y compris au niveau des « cieux rouges » (il suffit de regarder la double-page avec Falcon). Au déjà de ce jeu de similitudes, on a vite l’impression qu’à ce stade ce n’est pas le danger qui est important, peut-être plus sa mise en place et le fait que seule une version étendue des Avengers se retrouve en position d’agir. On a un assez bon passage en revue des différents protagonistes. A défaut de mentionner les centaines de membres actuels et passés, Avengers #675 donne l’impression de bien passer en revue les différents profils possibles, expliquant au passage pourquoi certains sont laissés pour compte. A ce petit jeu, d’ailleurs, on notera que Captain Marvel n’est pas plus utile que lors de Secret Empire et cela en devient finalement curieux qu’avec un film en vue Marvel Comics ne soit pas capable de la mettre en valeur. Bref, ce n’est pas encore cette fois que la station Alpha Flight servira à quelque chose.

« Every time I think I’m ready to give up my trick arrows, they make a surprising comeback. »

Le fait est que ce premier chapitre de No Surrender est avant tout académique. Il y a des scènes bien senties sur les personnalités de certains protagonistes (par exemple comment le sort de Jarvis peut faire basculer Nadia), d’autres « gentiment iconiques » (Hercules jouant les Atlas). Mais l’arc se distingue – à ce stade – surtout par une pirouette qui évoque un peu Sentry (ou le Moonraker de Forceworks, pour les lecteurs plus anciens). Le tout est assez bien servi aux dessins par Pépé Larraz. No Surrender commence sans grosse faute de goût mais forcément l’aspect hors normes n’intervient que sur la fin. Ce qui donne (peut-être) le sel de cette saga devra donc être précisé dès la semaine prochaine, sous peine – dans le cas contraire – de donner l’impression de diluer les choses.

[Xavier Fournier]