Avant-Première VO: Review Avengers #11

Avengers #11

Après Secret Empire, les Avengers se retrouvent. Mais certains d’entre eux ont vécu de plein fouet les retombées du crossover. Ce qui fait qu’on peut se demander si leur présence est toujours bonne pour l’équipe où si leur destin est ailleurs. Et la position sur la couverture d’un héros, en particulier, fait qu’on peut se demander si pour le Falcon… ce n’est pas plutôt le chant du cygne !

Avengers #11Avengers #11 [Marvel Comics]
Scénario de Mark Waid
Dessins de Mike Del Mundo
Parution aux USA le mercredi 20 septembre 2017

Avec la fin de Secret Empire, il y a maintenant un Captain America légitime et indiscutable. Sam Wilson a donc abandonné le titre et le bouclier à Steve Rogers (bien qu’il conserve encore son costume patriotique). De là à savoir s’il doit aussi rendre sa place au sein des Avengers, c’est une question évidente, pratiquement dès les dernières pages du crossover. Mais le début d’Avengers #11 nous ramène à une autre problématique, logique mais que certains avaient pu oublier. Depuis le début du volume en cours, c’est Parker Industries qui finance et héberge les Avengers. Mais les lecteurs d’Amazing Spider-Man le savent, Parker Industries est comme qui dirait indisposé après Secret Empire… Ce qui laisse une équipe sans ressources, sans domicile, peut-être sans leader si Sam décide partir… et avec également un gros point d’interrogation sur la présence de Spider-Man. En fait, ce que fait Mark Waid dans cet épisode, c’est refonder la camaraderie entre les membres. Là où les choses avaient toujours paru couler de source dans la version All-New, All-Different, les Avengers de ce volume n’ont guère pu discuter et forger des liens. Et là c’est ce qui se produit, avec quelques têtes-à-têtes qui permettent de dire les choses. Le seul petit truc, peut-être, c’est que Waid décide de botter en touche avec ce que Vision a vécu pendant Secret Empire, pour revenir à un état d’âme précédent et la découverte de son immortalité potentielle. On aurait été curieux d’en lire un peu plus sur sa manière de vivre son « lavage de cerveau » et sa liaison forcée avec ce qui paraissait être Wanda. Pour autant, la reconstruction des liens est efficace et directe, le groupe se rapproche bien plus qu’il pouvait l’être depuis le début de l’actuelle série.

« Whatta dope, that guy! The worst of the worst! »

Le dessinateur Mike Del Mundo est fidèle au poste et gère à sa manière le comportement des personnages (par exemple la discussion entre Vision et Herc à la terrasse d’un bar), insistant sur le côté sympa de la chose. Encore qu’il peine un peu au début (s’il n’y avait pas le dialogue on aurait du mal à comprendre ce que sont ces quelques objets épars). Car c’est le maître-mot de cet épisode, le retour du « sympa ». C’est à dire que les discussions ne sont pas interrompues par un big boss cosmique. Tout au plus l’espace de quelques cases on sauve les animaux d’un cirque ce qui, à bien y réfléchir, est aussi une manière qu’on cherche à revenir vers un héroïsme très Silver Age, après un passage par la noirceur. Et donc logiquement la lecture est aussi sympathique qu’elle veut l’être. Par contre, forcément, si vous cherchez de l’action à toutes les pages, ne vous trompez pas de rendez-vous, ce n’est pas ici que cela se passe… On est plus occupé par un acte (efficace) de refondation de l’équipe. Globalement un « feel-good comic-book ».

[Xavier Fournier]
Comments: 1

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  1. Peter Parker ne peut plus financer les Avengers, Deadpool ne peut plus financer les Avengers, Tony Stark ne peut plus financer les Avengers…

    Va falloir ouvrir une souscription si on veut qu’ils continuent à sauver le monde 😀

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