Avant-Première VO: Review Amazing Spider-Man #25

Pas de repos pour Spider-Man ! A peine The Clone Conspiracy terminé, le tisseur-de-toile découvre où se cache son pire ennemi, Norman Osborn (alias le Bouffon Vert) et décide de le neutraliser. C’est le début d’un nouvel arc bourré d’action, où Peter Parker continue de digérer les évènements récents et de repenser sa vie. Mais, surprise, il va retrouver une autre vieille connaissance sur son chemin.

Amazing Spider-Man #25 [Marvel Comics]
Scénario de Dan Slott, Christos Gage
Dessins de Stuart Immonen, Todd Nauck, Giuseppe Camuncoli
Parution aux USA le mercredi 15 mars 2017

On avait trouvé les derniers épilogues de Clone Conspiracy un peu poussifs, ne jouant pas toujours très bien avec les ramifications de l’évènement. Mais là pour le coup Amazing Spider-Man #25 est tout le contraire de cette impression : Un numéro épais (j’ai cru, en le prenant en main, qu’un autre comic-book s’était glissé au milieu), qui trace déjà les pistes de nouvelles histoires. Spider-Man et Mockingbird, aidé par des super-héros sud-américains, sont sur la piste du terrible Norman Osborn. Ce n’est pas la première fois mais Parker, touché par les évènements récents, a besoin d’une « victoire », ce qui le rend plus désespéré d’en finir avec Osborn… Quitte à foncer dans le tas et à poser des questions ensuite. Mais Spider-Man n’a pas besoin d’un « win » sur le seul registre des combats. Il commence à se demander s’il ne serait pas temps de s’occuper un peu plus de sa vie privée, avec une proposition surprenante, surveillée de près par… Tante May. Slott (et Immonen, désormais dessinateur de la série) joue aussi sur des petits détails bien trouvés, comme l’idée qu’un coup de téléphone donné par un « clone » a pu chambouler totalement quelqu’un de son entourage. Puis vient un autre retour, qui n’est peut-être pas forcément un gros évènement (ce n’est pas non plus comme si c’était l’un des principaux persos de Marvel) mais qui est servi par une scénographie dynamique, faisant de la fin de l’épisode un bon point d’orgue.

« I am ready to remake myself… »

Mais ce n’est pas tout. Dans une autre histoire, Christos Gage et Todd Nauck continuent la saga du vilain Clash, ex-employé de Parker. Plus loin, des récits courts, plus expérimentaux, comme « Spider-Man Tsum-Up » dont, pour le coup, on se passerait allégrement. Mais l’ultime segment (dessiné par Giuseppe Camuncoli et à nouveau scénarisé par Slott) revient, enfin, vers le vif du sujet et l’une des conséquences de Clone Conspiracy. C’est là la conclusion tonique qui manquait à Clone Conspiracy Omega #1 ou à Amazing Spider-Man #24. Slott redonne du lustre et un degré de dangerosité à une certaine menace bien connue, ce qui promet encore bien des problèmes pour l’alter-ego de Parker. Un gros épisode, avec quelques scories il est vrai (ces récits courts, au centre, inégaux) mais qui nous en donne vraiment pour notre argent.

[Xavier Fournier]
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