flash254a.jpg[FRENCH] L’univers de Flash a une particularité: ses ennemis tiennent une convention de super-villains une fois pas an. C’est déjà un peu étonnant mais quand le congrés 1977 convoque Flash (Barry Allen) pour lui remettre le prix du meilleur super-héros, là les choses deviennent carrément démentes. A moins que ce soit Flash le fou ?

L’épisode commence en nous présentant trois cases de l’histoire à venir. Avant que tout soit fini, le lecteur aura droit à… Flash recevant un prix de la part de ses pires ennemis, Flash dansant la ronde avec Hawkman et Aquaman et enfin Flash dans la pire crise de désespoir de sa vie… Mais qu’est ce que c’est que ce binz comme dirait l’autre ?

flash254.jpgTout commence par Flash en train de sauver des citoyens comme à son habitude. Mais de loin, le Mirror Master le nargue à plusieurs reprises. Flash tente donc de l’attraper mais pas facile puisque le mécréant n’est guère qu’une sorte de mirage. Cependant le reflet mène Flash jusqu’à la cache des Rogues (ou « Lascars » en VF). Flash comprend qu’il a été mené jusqu’au site de la convention 1977 de ses super-ennemis (il y a déjà assisté par le passé). Le premier geste des criminels est de figer Flash avant qu’il ne puisse faire le moindre geste. Ils ont besoin qu’il soit immobile, le temps de lui remettre… le prix du meilleur super-héros (un sorte d’oscar en forme d’éclair). Ils le remercient de les avoir capturer tant de fois, raisonnant que chaque incarcération leur a permis d’avoir du temps pour inventer de nouveaux plans. Grâce à Flash ils sont devenus plus intelligents. Bien sûr, ce pourrait être une logique démente de super-criminels mais Flash réalise que quelque chose ne tourne pas rond, même dans la tête de ses adversaires. Il arrive à s’échapper mais les Lascars disparaissent sans laisser de trace. Sans autre chose à faire, Flash retourne chez lui…

Il n’est pas au bout de ses surprises car en rentrant dans ses murs, il tombe sur Stacy (la jeune fille que le coupe Allen hébergeait dans les années 70) en train de pratiquer… une messe noire dans sa chambre. Comme cela ne colle pas du tout avec la conduite habituelle de la jeune fille, Barry Allen se dit que décidément la journée vire à la folie… Avant qu’il ait le temps d’en parler à son épouse, Barry est étonné une nouvelle fois: la TV montre le sauvetage de la petite fille qu’il a aidé quelques instants plus tôt. Sauf que la TV montre que ce sont des pompiers qui ont sauvé l’enfant, pas Flash. Là, plus rien ne va… Avant d’en voir plus cependant, Barry est « avalé » par le sol et emporté vers une caverne où il retrouve… Mazdan.

Qui ça ? Mazdan, c’est un vieil ennemi de Flash. En fait ils ne se sont pas revus depuis l’époque où Flash n’avait pas encore sa propre série et apparaissait dans Showcase, en 1956. C’est un criminel venu du futur qui utilise une science bien au delà de la notre pour mélanger réalité et illusions. Une sorte de Mysterio du futur. Au terme de leur dernière rencontre, Mazdan avait été condamné à 100 ans de prison dans son époque d’origine. Mais grâce au voyage temporel, une fois sa peine terminée, il peut revenir au XX° siècle pour se venger de Flash. Son but est de rendre fou le super-héros.

Revenu chez lui, Flash a le temps de « croire » voir l’oscar des Lascars posé sur sa cuisine. Mais sa femme et Stacy lui disent qu’il n’en est rien. Décidément Flash ne sait plus ce qui est réel ou pas. Il part en patrouille histoire de réfléchir aux événements récents. Il tombe par hasard sur le Trickster (membre des Lascars) et arrive à le battre. Mais c’est alors qu’Hawkman et Aquaman interviennent. Ils disent avoir un grand besoin de Flash pour… danser la ronde ? Trop tard, Flash réalise que tout ça n’était qu’une nouvelle illusion de Mazdan. C’est alors qu’il sombre dans le désespoir promis en début d’épisode. Comment espérer battre quelqu’un qui joue avec la réalité. Le Trickster a pu profiter de la diversion et retourner au QG des lascars. Là, il leur raconte ce qu’il a vu et tout le monde se réjouit d’apprendre que Flash perd les pédales. Mais leur vrai motif de réjouissance, c’est l’oscar (qui se trouve bien chez Barry). Il contient quelque chose qui permettra de démasquer le héros…

Et la suite fera l’objet d’un autre « Oldies But Goodies » car l’histoire se poursuit dans un autre épisode. Mais on a là en un épisode (écrit par Cary Bates) tout ce qui faisait la folie et la classe de Flash dans les années 60/70 (hélàs pas toujours dessiné à la hauteur des ambitions des scénaristes).

[Xavier Fournier]


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