French Collection #66

[FRENCH] Continuons notre exploration du futur de l’univers DC avec cette fois-ci une chronique non pas sur un personnage mais sur un lieu que tous amoureux des légendes superhéroïque devrait avoir visité : The Space Museum. Les épisodes de Space Museum sont initialement tous parus dans Strange Adventures jusqu’au numéro 161 (février 1964). Cette auguste institution ferra cependant quelques apparitions dans d’autres titres comme Superman et bien sur Booster Gold #1 (février 1986). Une histoire de Secret Origins #50 (août 1990) sera même entièrement consacrée à ses origines.

Nous y apprenons que le jeune caporal du corps des Space Marine Howard Parker était fasciné par l’histoire de l’exploration spatiale. Il remarque que de nombreuses reliques de cette époque se trouvent confinées dans un vieil entrepôt de l’armée à Metropolis. Bien que cela soit interdit, il commence à les exhumer pour les ranger dans son vestiaire. Le vieil entrepôt est alors acheté par trois extraterrestres qui se révèlent être des Peganiens. Cette race avait dans le passé essayé de conquérir la Terre et n’avait été vaincue que grâce à l’usage par Jay Morton, un terrien, d’une arme Peganiennes (cette histoire publiée dans Strange Adventures #118 a été traduite en français dans Sidéral 1ère série numéro 39). Ce « Mind Blaster » a été récupéré par Howard Parker et se trouve dans son vestiaire.

Une bataille oppose alors le jeune caporal aux trois Peganiens. Ceux-ci seront vaincus au moyen des reliques qu’Howard Parker avait retiré de l’entrepôt. En reconnaissance de cette victoire, le corps des Space Marine fera construire, au 25e siècle, un Space Museum à l’endroit ou était situé l’entrepôt. Promu Major Général après de nombreuses affectations, Howard « Wrecker » Parker prend le commandement d’une unité engagée dans la guerre contre les Zuraniens. C’est au cours de cette campagne qu’il rencontre l’amiral Ann « Blondy » Gordon. La manière dont ils triomphent de la flotte Zuranienne au moyen d’un cheveu de l’amiral est raconté dans Strange Adventures #124 qui a été traduit en français dans Sidéral 1ère série numéro 45. Mais le cheveu de l’amiral Ann « Blondy » Gordon n’est pas le seul objet du Space Museum qui lui est consacré puisque une aiguille de couture lui ayant permis de sauver la Terre d’extraterrestres lorsqu’elle n’était encore qu’une enseigne est aussi exposée.

Les deux héros tombent alors amoureux. Ils ont ensemble un fils nommé Tommy que son père amène régulièrement au Space Museum pour lui raconter les aventures des pionniers de l’exploration spatiale. Tommy y découvrira que son prénom a été choisi en hommage à une corneille qui sauva la Terre d’une invasion de gemmes mortelles et qu’il sauva ses parents d’extraterrestres à l’âge de trois. Tommy sauvera d’ailleurs une nouvelle fois la Terre avec deux de ses amis des Interplanetary Boy Scouts en utilisant les histoires que son père lui a raconté. Enfin, une femme extraterrestre apparaît régulièrement dans le Space Museum pour remercier d’avoir été sauvée par Alan Strange (l’un des descendants du super-héros Adam Strange et de sa femme Alanna).

Le principe originel de cette série est donc de proposer des histoires de science-fiction one-shot dont seul le narrateur et son auditoire sont récurrents (même si leur histoire familiale est imbriquée dans l’histoire de l’aventure spatiale). La fonction du Space Museum s’étend au milieu du siècle puisqu’elle couvre également les sujets de l’exploration temporelle et l’histoire des super-héros du 20e siècle. Nous découvrirons que Tommy Parker a perpétué la tradition familiale en emmenant régulièrement son fils nommé Gardner au Space Museum et qu’il est le descendant d’un super-héros du 20e siècle. Cette scène a été publiée aux USA dans Justice League of America #206 (et non #208 comme il est indiqué partout sur Internet, comme quoi repomper les infos des autres sites sans vérifier un minimum ne fait que propager les erreurs) et traduit en français dans La Ligue de Justice n° 2 (mai 1985) chez l’éditeur Arédit.

Cette intrigue à sous-tendue plusieurs séries se déroulant dans le futur. C’est ainsi que des membres de The Legion of Super-Heros démasqueront le responsable des assassinats des descendants des membres de la Justice League of America. Bien que l’épisode publié dans Legion of Super-Heros Annual #1 (octobre 1985) n’indique pas son identité les indices donnés permettent au familier de la continuité super-héroïque DC de le reconnaître. Pour ceux qui voudraient se frotter à cette énigme, ils peuvent trouver la traduction française de l’épisode dans le numéro 8 de la série Les vengeurs publiée chez Arédit (juin 1986).

Space Museum sera au cœur de deux autres arcs de la continuité super-héroïque de DC comme nous l’avons déjà évoqué. En effet, du fait de ces deux nouveaux thèmes il contient de nouveaux artéfacts liés à l’histoire des super-héros du 20e siècle. C’est ainsi que nous verrons le cadran de la série Dial H for Hero (publié en France notamment dans Aventures Fiction 2ème série) volé et utilisé pour combattre Superboy et The Legion of Super-Heros. Les épisodes de cet arc ont été publiés dans New Adventures of Superboy #50 (février 1984) et traduit en français dans Superman Poche n° 89 / 90 (janvier 1985).

Enfin, le gardien du Space Museum s’emparera de certains objets exposés dans le musée (dont le robot Skeets) pour devenir le super-héros nommé Booster Gold. Il utilisera ensuite la sphère temporelle de Rip Hunter (à venir dans un prochain French Collection) pour voyager au 20e siècle où il sera même membre de la Justice League of America. Bien après tous ces épisodes, Space Museum fera une nouvelle apparition dans la série Starman ou Space Ranger (cf. French Collection #60) et Ultra The Multi-Alien (à venir dans un prochain French Collection) s’y rende en compagnie de Space Cabby (cf. French Collection n° 50) pour récupérer le bâton cosmique de Starman [Prince Gavin].

Comme pour Adam Strange (cf. French Collection #56), les auteurs de Space Museum sont Gardner Fox et Mike Sekowsky. Mais si le scénariste assura la totalité des épisodes publiés dans Strange Adventures le dessinateur sera remplacé dès le deuxième épisode par celui qui est définitivement associé à la série, Carmine Infantino. Comme nous l’avons vu au cours de la chronique, les épisodes de Space Museum ont été extensivement traduit en français dans les publications de l’éditeur Artima / Arédit, principalement dans Sidéral 1ère série.

[Jean-Michel Ferragatti]
Comments: 5

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  1. Il est d’ailleurs surprenant qu’aucun supervillain du XXeme siècle n’ait eu l’idée de voyager dans le temps pour utilliser à son avantage cette institution, qui contient les identités et les secrets de la plupart des super-héros…

  2. Le truc c’est que les criminels du XXe (et du XXIeme) siècle n’ont sans doute pas beaucoup de moyens de savoir que cette institution existe dans leur futur lointain.

  3. Dans un univers ou les super-pouvoirs existent et ou les savants fous sont capables de bâtir des machines extraordinaires , savoir ce qui se passe dans le futur n’a rien d’impossible.
    De plus, T.O Morrow avait bien réussi à développer une technologie qui lui permettait de voir le futur… D’où ma question.

  4. En fait T.O. Morrow est le seul qui se soit fait une spécificité de « voir » dans le futur et ce n’est pas parce que lui y arrive qu’un Captain Boomerang ou un Joker vont faire de même. Ca limite essentiellement à Morrow. Mais le vrai truc c’est que les télépathes de la Legion ont sans doute pris leurs précautions pour éviter toute « contamination » du temps.

  5. « En fait T.O. Morrow est le seul qui se soit fait une spécificité de « voir » dans le futur et ce n’est pas parce que lui y arrive qu’un Captain Boomerang ou un Joker vont faire de même. »

    Certes, mais de même que les super-héros font appel à Will Magnus ou Rip Hunter lorsqu’ils ont un problème lié à la robotique ou au voyage temporel, de même on peut imaginer que Morrow fasse office de « consultant » pour la communauté des super-villains. Mais je susis assez d’accord avec vous pour de qui est de la Légion.

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