Au début, c’était un plan simple : reformer X-Force pour retrouver l’assassin du leader historique de l’équipe et lui faire « payer ». Mais l’assassin en question n’en est pas à un paradoxe près. Bref, voilà X-Force obligée de copiner avec sa cible et de suivre son plan. Mais quel plan ?
Scénario d’Ed Brisson
Dessins de Dylan Burnett
Parution aux USA le mercredi 30 janvier 2019
Le concept d’X-Force est au meilleur de sa forme quand cette équipe de « black-ops » des mutants doute du bien-fondé de ses actions. C’était, entre autres exemples, la leçon des Uncanny X-Force de Rick Remender. Et c’est une logique qu’Ed Brisson reprend à sa manière, tout en rendant à « César » (la présence commune de Deathlok renvoyant spécifiquement au run de Remender). Dans Extermination, Cable est donc tombé, tué… par Cable. Et les membres de X-Force se retrouvent donc à vouloir se venger du meurtre de leur leader… sur une incarnation de leur leader (même si Brisson induit l’idée que quelques membres, dont Domino, doutent de son identité). Mais tout se retourne car au lieu de capturer le jeune Cable, les voici prisonniers de son plan, lequel par de plus en vrille. Cette nouvelle version d’X-Force, bâtie sur les incarnations antérieures, c’est un peu comme si Shane Black époque Kiss Kiss, Bang Bang écrivait les aventures des mutants. En introduisant d’autres éléments, Brisson fait de X-Force la suite directe d’Extermination, par l’usage de plusieurs personnages en commun et une exploration des conséquences. Mais il en fait surtout un tourbillon dont les principaux protagonistes sont prisonniers. La X-Force est « la meilleure dans sa catégorie ». Mais elle est comme un flingue chargé et efficace qui serait pris dans un tremblement de terre. Le scénario entretient une certaine dose d’imprévisibilité. Difficile de savoir où seront les membres dans deux ou trois épisodes.
Dans ce deuxième numéro, Dylan Burnett continue d’utiliser la même logique graphique que dans le précédent. A savoir représenter X-Force avec des silhouettes et des expressions volontairement exagérées, donnant à l’ensemble quelque chose de « cartoonesque ». Et ce n’est pas forcément un mal, puisque la caricature suppose une forme de distance avec l’action. Mais dans ce registre, le premier numéro était sans doute un peu too much (en particulier au niveau des visages) et Burnett trouve ici un meilleur équilibre, encore que son style particulier puisse, bien sûr, égarer quelques adeptes d’une action plus « premier degré ».
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