[FRENCH] Après un troisième volume déçevant des Ultimates Avengers luttant contre les vampires, Mark Millar confronte les deux équipes qu’il a pu créer pour l’univers Ultimate avec des événements présentés comme une suite directe de la mini précédente. Si on ne revient pas directement dans les meilleurs travaux que Millar a pu nous offrir, il a cependant un certain retour de forme. Est-ce que le scénariste va passer un grand coup de balai avant de quitter Marvel ?

Ultimate Avengers VS New Ultimates #1 [Marvel Comics] Scénario de Mark Millar
Dessin de Leinil Yu
Sortie aux USA le mercredi 9 février 2011

A la fin d’Ultimates Avengers vol.3, un des héros semblait voué à disparaître tandis que la base de l’organisation se retrouvait en plein Moyen-Orient. C’est ce deuxième élément qui joue à fond dans cette suite qu’est Ultimate Avengers VS New Ultimates (le héros tombé ne l’est finalement pas aussi qu’on pouvait l’espérer, alors tout semblait permis dans le cadre de l’univers Ultimate). Pour une fois les conséquences liées au décor l’emportent sur le sort des personnages. Ce n’est pas la route que j’attendais mais c’est loin d’être aussi désagréable qu’on pouvait le penser. Millar recentre les choses le géopolitique, terrain qu’il n’avait guère abordé avec ces personnages depuis le deuxième volume d’Ultimates. A partir de là le récit s’oriente vers une sorte d’Irangate, avec vente d’armes, qui sont en fait des super-humains.

A ce sujet une scène avec un cobaye et ses modèles que sont les Ultimates est assez marquante (avec un jeu certain de Yu sur les dimensions des personnages) et, en un sens, touchante. Bien qu’au fond je n’ai rien contre les vampires, sans doute que ce sont des personnages trop « fantastiques » et pas assez « politiques » pour correspondre à l’univers Ultimate. Même l’arc sur le Ghost Rider avait au moins un lien avec la Maison Blanche. Cette fois, avec le retour de cet élément politique, on est clairement à nouveau dans quelque chose qui correspond à l’essence des héros (ou anti-héros). Tout n’est pas parfait mais c’est clairement un retour à de meilleurs choses !

[Xavier Fournier]