[FRENCH] Cyclops est littéralement devenu accro aux situations de crise. Il a besoin de missions globales pour continuer de démontrer le pouvoir de ses X-Men et gagner en influence. Et quand les choses sont trop calmes, c’est un problème qui le ronge, qui le fait négliger Emma. Heureusement pour lui les ennuis ne se font jamais attendre trop longtemps quand on est un mutant. Mais si cette fois il fallait compter avec l’aide des Avengers ?

Uncanny X-Men #9 [Marvel] Scénario de Kieron Gillen
Dessin de Carlos Pacheco
Sortie aux USA le mercredi 21 mars 2012

Un mois avant Avengers versus X-Men Kieron Gillen « ose » doubler pas mal de monde et confronter, déjà, l’équipe de Cyclops à celle de Captain America. En même temps la présence des Avengers est anecdotique (l’épisode pourrait exister sans eux), d’autant plus que malheureusement le scénario esquive un peu le sujet réellement intéressant : la présence de Wolverine au sein des Vengeurs, qui pourrait être l’occasion d’un bel échanche entre Scott et Logan. Celà dit l’épisode sait exister par lui-même, avec des menaces qui tombent littéralement du ciel et en nombre. Même si certaines ne concernent pas les mutants au premier chef, ce who’s who des extra-terrestres est amusant. Et surtout on a moins le sentiment de hors-sujet que dans les numéros précédents avec l’histoire de la « bulle » où le temps avait avancé.

L’élégance du trait de Carlos Pacheco est un élément qui vient de plus renforcer une ambiance générale assez bonne. La petite scène d’intro de Magik, par exemple, clarifie le fonctionnement bien particulier qu’elle a au sein des X-Men. Entre Danger, Colossus, Magik, Cyclops et quelques autres, cette branche des X-Men continue de ressembler de plus en plus à une équipe de super-villains. Ou en tout cas de gens dont on n’aimerait pas vraiment être les voisins. Ceci dit, en terme de dynamique de titre, celà fonctionne assez bien. Si j’avais un grief avec Kieron Gillen, c’est sans doute celui de détourner dans de longs passages la série pour en faire, incognito, un Generation Hope qui ne dit pas son nom. Les kids jouent un rôle assez (trop) important dans le titre alors qu’à l’inverse certains vrais X-Men ont à peine droit à deux phrases (je pense en particulier à Storm). Qu’on ne s’y trompe pas cependant : l’épisode est prenant et, dans un titre où les personnages ont de tels caractères, utiliser un personnage froid comme Unit en guise d’antagoniste est une trouvaille. D’ailleurs maintenant que j’y pense le Mister Sinister de Gillen aussi avait quelque chose d’analytique et c’est une sorte de bad guys que l’auteur sait visiblement bien gérer…

[Xavier Fournier]