Avant-Première VO: Review Thor #7[FRENCH] La nouvelle Thor est écrasée par un Destructeur piloté par un adversaire sauvage, sans pitié… tandis que l’on nous livre un flashback qui tendrait à confirmer l’identité civile de la nouvelle propriétaire du marteau d’uru. Mais, avant de parler de son nom, c’est bien sa survie qui est en jeu. L’occasion de faire preuve encore de sa puissance, en attendant, éventuellement, un peu d’aide. Mais de qui ?

Thor #7Thor #7 [Marvel Comics] Scénario de Jason Aaron
Dessins de Russell Dauterman
Parution aux USA le mercredi 15 avril 2015

Le Destructeur est aux Asgardiens ce que Venom (version Eddie Brock) est à Spider-Man. Une sorte d’arme de destruction massive des dieux, produite par Jack Kirby sur fond de guerre du Viet-Nam et de peur du nucléaire. Le Destructeur est la guerre incarnée. Et Jason Aaron et Russell Dauterman manient tout le symbolisme nécessaire pour nous le remémorer. En général, la brute de métal écrase le fils d’Odin. Mais cette fois Thor est une novice et les chances semblent encore plus disproportionnées. Encore que la nouvelle héroïne puise dans ses réserves pour faire preuve de pouvoirs que l’ancien Thor n’avait pas exprimé de la même manière. En toile de fond, il y a un Odin quand même parti largement trop loin. Pour que cela fonctionne, il faudra sans doute en passer par une quelconque influence et j’ai peur que l’on expulse le machiste du roi des dieux dans les premiers épisodes pour l’expliquer par une histoire de mauvais génie.

Thor #7 nous propose aussi un flashback sur celle que tout désigne… La principale suspecte, celle qui selon toute logique est sous le masque de Thor. D’ailleurs, le passage va encore plus dans ce sens. À se demander, d’ailleurs, si l’on ne nous la montre pas trop du doigt. Car Jason Aaron ne va pas au bout des choses, n’officialise pas… Ce qui fait que l’on se demande si l’on ne nous installe pas dans un faux sentiment de certitude, de sécurité. Mais il faudra visiblement attendre encore un épisode pour franchir (ou pas) ce pas. En attendant, les auteurs contrent le machisme d’Odin par une avalanche de girlpower sur la fin. La scène finale est, à certains égards, naïve ou même déterministe, vu le critère de choix des alliés. Et en même temps c’est typiquement le genre de chose que l’on aurait pu voir arriver dans un numéro de Wonder Woman (pré 2011). Ce qui achève de convaincre que Marvel s’est trouvé un personnage-symbole aussi pertinent, aussi fort. À charge aux auteurs de ne pas décevoir dans le « numéro des révélations »…

[Xavier Fournier]