[FRENCH] Après un numéro zéro le mois dernier qui nous présentait les deux séries internes et les personnages de l’anthologie, Sword of Sorcery revient avec un #1 qui, par la force des choses, contient des aventures bien entamées. Amethyst et Beowulf, entre fantaisie et futur post-apocalyptique, sont des segments assez « neufs », avec des tonalités différentes des New 52 déjà installés…

Sword of Sorcery #1 [DC Comics] Scénario de Christy Marx, Tony Bedard
Dessins d’Aaron Lopresti, Jesus Saiz
Sorti aux USA le mercredi 17 Octobre 2012

Je n’ai jamais été spécialement fan d’Amethyst, série qui, dans les années 80, visait visiblement un public plus féminin et plus jeune avec son histoire de petite fille projetée dans une dimension féérique où elle est une princesse. Tout ça était très préfabriqué et ne me parlait pas. La version rénovée que nous propose depuis le mois dernier Christy Marx et Aaron Lopresti est d’un autre tonneau, avec une jeune femme moderne projetée dans un autre monde, là aussi, mais dans des circonstances où elle garde son regard normal. En fait l’Amethyst version 2012 me fait assez penser à l’approche que pouvaient avoir les titres Crossgen il y a quelques années (je veux parler des vrais titres Crossgen, pas de la version resucée de Marvel). Assez vite les auteurs campent un univers de fantaisie qui, oui, repose toujours sur une histoire de princesse mais avec tout un contexte, un peu de recul et de l’humour…

L’autre segment, Beowulf, est aussi très intéressant, dans un style résolument plus macho. La légende de Beowulf est transposée dans un futur apocalyptique. Mais dieu merci Tony Bedard et Jesus Saiz sont autrement plus inspirés que Christophe Lambert sur ce genre de préambule. Beowulf est une sorte de super-soldat réveillé dans un monde retombé dans la sauvagerie et où tout est transposé (les robots sont des « iron trolls » par exemple). C’est assez bien vu et il y a quelques petites touches, comme des références à la technologie Wayne, qui font que c’est quand même lié à l’univers DC. En fin de compte on retrouve dans ce Beowulf la même dimension apocalyptique qu’on trouvait dans la première mouture d’Omac (version Kirby). Je ne suis pas sur qu’Amethyst ou Beowulf aient vraiment ce qu’il faut pour s’imposer dans le marché actuel. Mais dans les deux cas ils représentent deux mondes étrangers qu’il ferait sans doute bon explorer et qui pourraient (comme la Savage Land chez Marvel) servir aux aventures d’autres héros. En tout cas c’est encore un peu plus de diversité pour le DCnU…

[Xavier Fournier]