Avant-Première VO: Review Sinestro #2[FRENCH] Sinestro a décidé de reprendre les Yellow Lanterns en main et d’en faire un outil dans la recherche de ses compatriotes, réglant peut-être, au passage, une quête familiale. Cullen Bunn continue de s’approprier Sinestro et cela fonctionne bien dans l’ensemble, à part peut-être le Green Lantern croisé dans cet épisode, qui se fait un peu promener…

Sinestro #2Sinestro #2 [DC Comics] Scénario de Cullen Bunn
Dessin de Dale Eaglesham
Parution aux USA le mercredi 21 mai 2014

À la lecture de Sinestro #1, certaines choses m’avaient fait tiquer et je me disais qu’il devrait y avoir quelque chose qui était intervenu entre la fin retardée de Forever Evil et le début de cette nouvelle série. Le crossover est terminé et, finalement, non, rien n’est venu expliquer réellement pourquoi Cullen Bunn semble gérer à la baisse la puissance de Sinestro. Cela dit, le scénariste s’arrange cette fois pour déplacer le curseur, recentrer la chose sur le côté cynique et manipulateur du personnage. En un sens peu importe que la puissance du personnage ait baissé dès lors qu’il n’a rien perdu de sa férocité. Bonne pioche également pour la gestion de Yellow Lanterns neufs, peut-être moins « horribles » que ceux qu’Ethan Van Sciver avait pu désigner dans son temps mais qui ont l’avantage du mystère. Est-ce que le maître des Lanternes Jaunes s’est réellement trouvé de nouveaux acolytes ou bien s’agit-il de futurs traîtres. va savoir. Alors, certes, l’idée que l’on est un peu dans une ambiance proche des premiers numéros de Red Lanterns (le côté « on s’entretue entre nous sans réellement s’occuper de nos ennemis ») mais une fois encore le panache de Sinestro, plus marquant que celui d’Atrocitus, fait la différence.

La touche qui m’a un peu laissé mi-figue/mi-raisin est la réintroduction de sa fille. À la base, c’est logique. Et en plus ce n’est pas comme si les autres titres liés à Green Lantern faisaient une utilisation délirante de Soranik depuis le reboot de 2011 et son éloignement de Kyle. Sur le principe, pas de problème. Mais là pour le coup Cullen Bunn l’écrit de manière assez passive. Elle reste une spectatrice et il serait bien qu’elle reprenne un peu de tonus dans les épisodes à venir. Mais dans la globalité, les éléments sont là. On ne se dit pas que ce n’est pas Sinestro. D’ailleurs passer derrière Geoff Johns sur un personnage si complexe n’est pas une chose simple et Bunn s’en tire pourtant très bien.

[Xavier Fournier]