[FRENCH] Fin de la minisérie Scream Queen, dans laquelle une blonde héroïne, genre reine de la promo, souffre du trop plein d’affection d’un serial-killer difforme et demeuré qui a décidé d’éliminer tous  ceux qui importunent sa belle. Du coup mieux ne vaut pas piquer la place de parking de la dulcinée. D’ailleurs alors que la minisérie touche à sa fin, le tueur a déjà fait de la place sur le campus. Scream Queen souffre quand même de quelques défauts….

Scream Queen #5 [Boom!] Scénario de Brendan Hay
Dessins de Nate Watson
Sortie américaine : Mercredi 29 octobre 2008

Wrighty, le géant idiot qui tue tout sur son passage, s’est enfin présenté à la belle Molly, avec la ferme intention de la faire passer à la casserole le « soir de la promo ». Il s’est mis sur son 31 et ne rêve de rien d’autre que couvrir Molly de baisers. Et il est prêt à tuer encore d’autres gens si besoin est. Si bien que Molly finit par marchander : elle est d’accord pour le suivre mais il doit épargner les gens du campus. C’est le moment de parler pour les deux personnages principaux de la série. Et quand Wrighty finit par comprendre que Molly ne voulait pas la mort de tous ces gens, une explication s’impose. Mais il est trop tard et on ne repousse pas facilement quelqu’un qui a le tempérament d’un enfant capricieux. La jalousie va vite reprendre le dessus et accélérer les choses jusqu’à la conclusion.

Ceux qui se souviendront de la chronique du premier numéro savent déjà que Scream Queen n’est ma minisérie préférée chez Boom!, loin s’en faut. Retourner la formule des « slasher movies » et faire du tueur quelqu’un qui déborde d’amour pour l’héroïne, c’est à la base une bonne trouvaille. Mais je crois qu’il y a eu une erreur de casting pour le dessin. Servie par un artiste au style caricatural (imaginons un Kyle Baker) Scream Queen aurait carrément changé de ton. Nate Watson illustre le cinquième et dernier épisode de meilleure manière que le début de la mini mais il reste encore et toujours des soucis d’encrages. Par exemple dans une scène on voit une cave avec quelques jouets et des bestioles les quatre pattes en l’air. Vu le style je suis incapable de dire s’il s’agit de gros rats mort ou bien d’autres animaux en peluche… Et dessiner une ambiance au premier degré n’est peut-être pas le meilleur choix. En définitive Scream Queen ressemble à une BD taillée pour pitcher un concept au cinéma mais en tant que récit illustré autonome, le projet ne va pas au bout. L’idée pouvait être sympa, en théorie, mais l’exécution est un peu trop poussive.

[Xavier Fournier]