Avant-Première VO: Review Savage Dragon #188[FRENCH] Après avoir passé plusieurs mois à faire monter en puissance The Claw, ancien criminel du Golden Age, Erik Larsen balance cette fois-ci toute la sauce. C’est la confrontation frontale entre Malcolm (épaulé de quelques amis, dont forcément Daredevil) et le géant jaune. Et comme toujours Larsen n’épargne pas forcément les personnages.

Avant-Première VO: Review Savage Dragon #188Savage Dragon #188 [Image Comics] Scénario d’Erik Larsen
Dessin d’Erik Larsen
Parution aux USA le mercredi 5 juin 2013

Si ces derniers mois Larsen s’est montré inégal (surtout, en fait, parce qu’il expérimentait au niveau visuel, ce qui en soi est toujours louable), le voici qui retrouve son graphisme classique au moment où une intrigue arrive à maturité : le géant oriental The Claw est bien décidé à détruire la ville. Malcolm commence donc à faire le tour des alliés potentiels, alors qu’à une autre degré Larsen en profite pour faire le ménage (c’est à se demander si le S.O.S. est en train de devenir une sorte de limbes pour les personnages qu’il ne veux plus utiliser ou si au contraire il a de grands plans de ce côté-là. Et c’est la seconde hypothèse qui semble la plus probable). Dans un épisode qui utilise à fond The Claw et qui ramène une nouvelle fois le Daredevil du Golden Age, Larsen se montre cependant sans pitié envers certains des personnages liés à cette époque. Mais c’est tout lui : rester imprévisible de scène en scène. Si bien qu’on ne sait jamais comment une simple rencontre va se terminer.

On oublierait presque, dans la densité de ce numéro, que Savage Dragon #188 est aussi l’épisode où Dragon (le père) découvre sa peine au terme du procès. Larsen le dessine vraiment de plus en plus comme une sorte de Bruce Willis vert, avec quelques intonations de Clint Eastwood. Ses scènes en prison semblent intéressantes et nous promettent sans doute quelques autres grands moments. A 12 numéros de Savage Dragon #200, la série reprend vraiment du poil de la bête maintenant qu’elle peut compter sur deux vedettes à part entière.

[Xavier Fournier]