[FRENCH] Depuis quelques épisodes Savage Dragon a retrouvé sa personnalité d’origine. Celle qui n’aurait jamais du disparaître suite à une crise d’amnésie. Le voici donc en mode maléfique, préparant de noirs desseins contre la race humaine. Encore heureux que ses enfants, eux, montent la garde, aidés par un certain Daredevil…

Savage Dragon #161 [Image Comics] Scénario de: Erik Larsen, Andrew Dimitt
Dessins de: Erik Larsen, Andrew Dimitt
Sorti aux USA le mercredi 16 juin 2010

Avec Dragon, l’ancien héros-titre, qui est passé en mode « super-villain », peut-être ne faut-il pas s’étonner que l’ambiance de la série se tourne un peu plus vers du super-héroïsme, comme semble déjà l’indiquer la couverture de ce numéro. Mais attention : du super-héros selon Erik Larsen, c’est à dire bourré de clins d’oeils tout en se défiant des convenances. Leur paternel étant passé du côté obscur, Malcom et Angel, les deux enfants de l’ex-héros, se voient obligés de défendre les valeurs qu’il a abandonné. Ce qui pourrait sembler acquis vu comment Malcom ressemble de plus en plus à un Dragon adulte. Mais l’âge et l’expérience font la différence. Surtout que l’Empereur Kurr, vraie personnalité de Dragon, se révèle être un manipulateur né. Mais le Daredevil du Golden Age veille au grain…

Et de ce côté-là, Erik Larsen s’amuse comme un petit fou (je dis ça d’autant plus que la veille j’avais relu le Next Issue Project/Silver Streak Comics #24 où Larsen lorgne avec humour sur l’encrage et la colorisation d’une époque glorieuse du DD de Marvel). Non, ce combat entre *un* Daredevil et un colosse vert ne ressemble à l’affrontement DD/Incredible Hulk de Daredevil #163 (à l’époque Millar), mais le scénariste/dessinateur y va de ses petites piques (à commencer sur une croustillante au super-héros aveugle). J’aime aussi beaucoup l’évolution du style de Larsen, qui se fait plus dépouillé, presque plus aérien tout en restant très fort. Un des deux personnages finit dans un sale état. L’autre… on ne sait pas trop… Mais la possibilité que les changements récents de la série pourraient être définitifs semble s’installer… Larsen étant capable de tout, allez savoir où il va nous emmener!

De l’autre côté, en flip-book, The Stinker (par Andrew Dimitt) n’est pas aussi inspiré que l’histoire principale mais je lui ai trouvé quelques qualités qui renvoient à de la BD indé façon « Comix » (en particulier la composition de la dernière page). Une bonne livraison, donc.

[Xavier Fournier]