Avant-Première VO : Review Planetary #27[FRENCH] Des années qu’on attendait de savoir où nous menait la série Planetary. Et là ça y est. On y est. Ne reste plus qu’une tâche pour Elijah et sa bande. C’est toujours un plaisir de retrouver le duo formé par Warren Ellis et John Cassaday. La série reste superbe mais ceux qui attendaient un bouquet final resteront un peu sur leur faim…

Planetary #27 [DC] Scénario de Warren Ellis
Dessins de John Cassaday
Sortie aux USA le mercredi 7 octobre 2009

Planetary #27

Après avoir gagné la guerre qui les opposait aux Four, quel est le dernier défi pour les héros de Planetary ? C’est simple : il leur faut sauver un vieil ami. Warren Ellis règle essentiellement les dernières traces d’intrigues liées à l’équipe mais on ne peut pas vraiment dire que ce dernier épisode soit un épisode clé. Ceux qui attendaient (comme moi) un ultime récit qui aurait été la perle donnant au reste tout son sens seront un peu déçu de ce happy end un peu béat. En clin d’œil Ellis règle d’une certaine manière une promesse en suspens depuis la toute première histoire, à savoir: « qu’est-il advenu du quatrième ? », même si le quatrième en question n’est plus – par la force des choses – Elijah. Le tout est forcément bien écrit, dialogué dans un jargon technico-existentiel qui lorgne furieusement sur certains écrits de Grant Morrison dans ses Invisibles. Et, oui, Ellis revient encore sur les barrières entre fiction et réalité, temps et espace…

Mais quelque part la balade s’est arrêtée au numéro précédent et on se retrouve un peu dans la même position que la Jakita de cet épisode, qui n’a pas l’habitude de penser en termes de paix et d’utopie. Bref, Planetary #27 est l’occasion pour Warren Ellis d’offrir à ses personnages un épilogue bien moins cynique que ce à quoi cet auteur nous a habitué par le passé. On n’est plus dans le pastiche d’éléments empruntés à d’autres univers. Aucune armature sortie d’un tiroir ne viendra nous faire étudier l’ensemble sous un nouveau jour. Planetary #27 est plus une « postface », une sorte de « bonus » après les 26 numéros précédents qu’une réelle terminaison de la saga. On est certes content de retrouver Jakita et les autres ou encore le travail des auteurs mais le délai et le sentiment d’attente ainsi généré fait que forcément la barre était (un peu trop ?) haute. Sympathique, beau à regarder, mais en un sens il aurait fallu peu de choses pour que la série s’arrête au #26 et s’auto-suffise ainsi. Ou peut-être aussi que le seul fait que la série s’arrête (alors qu’on aurait bien encore pris une louchée d’épisodes du même tonneau que ceux parus jusqu’ici) qui fait que forcément un sentiment d’en vouloir plus s’installe…

[Xavier Fournier]