Avant-Première VO: Review New Avengers #31[FRENCH] Dans les sagas Avengers et New Avengers de Jonathan Hickman, il y a toute une terminologie et un nom, Rabum Alal, dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il correspond à un véritable « boss de fin de niveau » dans cette hiérarchie cosmique. Hickman lève le voile sur ce personnage mystérieux… et remet ainsi l’intéressé en place centrale sur l’échiquier cosmique. Un vrai retour en force pour l’un des plus grands bad guys de Marvel…

New Avengers #31New Avengers #31 [Marvel Comics] Scénario de Jonathan Hickman
Dessins de Kev Walker
Parution aux USA le mercredi 11 mars 2015

Hickman s’intéresse à un personnage qui, à mon sens, n’a pas été utilisé à sa juste valeur ces dernières années. Ses plans ont n’avaient plus guère d’ambition et il réduit au rang de méchant d’opérette. Ce Rabum Alal est en effet, sous un autre nom, une vieille connaissance de l’univers Marvel. Et l’idée de le remettre au centre des choses, comme un type capable de donner du fil à retordre aux Illuminati, est tout à fait justifié. Reste ensuite la manière de faire qui, sans doute à base de paradoxe temporel, fait un peu précipité. En un sens c’est une pirouette qui est plutôt étrange quand on voit, par ailleurs, le soin qu’Hickman prend généralement pour mettre les choses en place sur des années. Là, on est face d’un Deus Ex Machina assez précipité.

Pour l’aspect visuel, ce ne sont pas les meilleures pages de Kev Walker que j’ai pu voir. On est loin de choses comme ses épisodes des Exiles où même sa période Thunderbolts. Sans doute est-il plus tenu par les délais. Mais il est assez tangible qu’on passe parfois à côté de scènes puissantes. Typiquement, la pleine page où Rabum Alal est « démasqué » devrait en imposer beaucoup plus, devrait être une image de définition, marquer le coup… Alors que là, il est simplement « posé » sans vraiment évoquer la stature de son rang. New Avengers #31 est un peu frustrant dans le sens où c’est plus une pièce de l’échiquier qu’un épisode à part entière. On reste donc « localement » sur sa faim tout en étant curieux de voir ce que le protagoniste va apporter au récit.

[Xavier Fournier]