Avant-Premire VO: Review Justice League #50

24 mai 2016 Non Par Comic Box

[FRENCH] Retardataire pour la fin vritable des « New 52 », Justice League arrive in extremis le mme jour que DC Rebirth alors que, ne vous y trompez pas, il vaut mieux lire d’abord ce numro avant de vous plonger dans le spcial qui fait le buzz. Geoff Johns et Jason Fabok en finissent avec Darkseid War et redistribuent quelques cartes. C’est dans ce numro que les rvlations commencent…

Justice League #50Justice League #50 [DC Comics] Scnario de Geoff Johns
Dessins de Jason Fabok
Parution aux USA le mercredi 25 mai 2016

Tout comme Titans Hunt #8 la semaine dernire (je m’tonne d’ailleurs que DC n’ait pas plus buzz sur la fin de l’pisode, qui prcde immdiatement Rebirth) et comme Superman #52, Justice League #50 fait partie des routes qui mnent la nouvelle donne de DC. Mais dans un premier temps il faut en finir avec une saga qui n’a que trop dur. Si l’on compte les numros parus dans cette srie mais aussi un certain nombre de « spciaux », Darkseid War se sera tendu sur une quinzaine de chapitres environ, et c’est clairement trop, d’autant que les personnages se rduisent des « deux ex machina » dont on active les trappes par autant de transformations en dieu de ci ou de , avec une splash de temps autre chaque fois qu’un protagoniste monte d’un niveau. On est plus proche des Chevaliers du Zodiaque que du fonctionnement de la Justice League. Cela n’empche pas quelques moments intressants, voir poignants (Jessica Cruz, Hal Jordan, Big Barda ou Mister Miracle ont des moments de fulgurance) mais inversement il y a des « passages boulets ». C’est le cas pour tout ce qui concerne le Crime Syndicate, qu’on se sera train depuis Forever Evil pour que finalement les intrigues les concernant ne tournent qu’au gimmick qui bouche de la place sur le reste.

« Do you remember what the chair told you, Bruce ? »

La tche du dessinateur Jason Fabok n’est pas aise puisque finalement il doit animer une vingtaine de personnages qui gesticulent dans le mme terrain vague du dbut la fin (au point d’ailleurs qu’ un moment on ne sait plus trop o ce terrain se trouve). La seule solution possible est donc de rythmer le tout, comme on le disait, avec des pleines pages tombant au moment des transformations ou quand un nouveau protagoniste entre en jeu. Au bout du compte, il semble que Darkseid War aurait pu faire mieux (et plus compact), tre le gros combat contre Darkseid attendu depuis Justice League #1, en 2011. L, trop de perturbateurs, de menaces annexes, font que le dieu du Mal est un peu renvoy au second plan. Reste que sur la fin, ce qui prend le dessus, ce sont les secrets lchs. Avant de les trouver dans Rebirth, vous en trouverez certains exposs ici, avec des dtails. Et mme quelques interventions « off panel » de certains personnages importants. Reste aussi le casse-tte de savoir comment Justice League #40-50 s’articule chronologiquement face aux vnements de l’anne coule chez DC. Seule la filiation avec Rebirth est claire, sur la fin. Il n’en reste pas moins que le sort de certains personnages passe par ce numro, qu’il est sans doute ncessaire pour comprendre comment les uns et les autres vont se retrouver dans les nouvelles sries. Si vous tes un curieux rameut par la perspective de Rebirth, je pense nanmoins qu’il est superflu de vous taper tout God War pour a. Prenez ce numro, vous verrez que des personnages agissent de manire incomprhensible au dbut et puis, en approchant de la fin, les choses prennent forme. Si vous suivez la srie depuis un moment, vous n’chapperez pas, de toute manire, cette impression de chaos (Johns ne semble pas se souvenir qu’ un moment Captain Cold tait suppos tre une sorte de membre honoraire ramen dans le sillage de Lex Luthor et l’intrigue le concernant est… oublie). Mais sur la fin, clairement, la proximit de Rebirth emporte tout sur son passage.

[Xavier Fournier]