Avant-Premire VO: Review Justice League #41

6 juin 2015 Non Par Comic Box

[FRENCH] La Justice League ne le sait pas encore, mais elle est l’aube de Darkseid War. Mais pour l’occasion Geoff Johns et Jason Fabok tournent le dos au trop-plein cosmique, prfrant d’abord un ton beaucoup plus introspectif. Ce faisant, les auteurs rendent leur voix certains personnages. Mme si a n’augure pas forcment de la saga en entier, c’est une bonne surprise.

Justice League #41Justice League #41 [DC Comics] Scnario de Geoff Johns
Dessins de Jason Fabok
Parution aux USA le mercredi 3 juin 2015

Je n’ai pas spcialement pargn Green Lantern dans ma prcdente chronique lie DC. Mais Justice League #41 est une bonne surprise dans le sens o je m’attendais… peut-tre pas pire mais une dferlante de discours post-pre-Crisis. Justice League #40 nous avait bien prpar a. Finalement, c’est une approche plus minimaliste (dans le ton) qu’emprunte Johns. Les agents d’Apokolips sont sur Terre, la recherche d’une femme mystrieuse mais le scnariste a d’emble le souci du dtail. Kanto qui savoure un vin rare ou qui utilise une Boite Mre d’un type trs personnalis. Je l’avais dj dit aprs le crossover Godhead mais je suis loin d’tre convaincu par ce que DC Comics a fait des New Gods depuis 2011 et l’instauration des New 52, en donnant une version pataude. L, le scnariste s’intresse Mister Miracle et trouve rellement un ton, une personnalit. Le personnage a beau avoir t utilis dans Earth 2 ces derniers mois, c’est rest un relatif nobody, une nigme peine dtaille. Johns lui donne du timbre avec un monologue interne qui nous apprend ce qu’il est, qui il est, comment il a ressenti sa vie. C’est un poil bavard mais cela rattrape pour une bonne partie des mois d’utilisation sans me.

D’autant que Johns reprend le mme systme pour faire parler Wonder Woman, lui faire voquer, elle aussi, son enfance. C’est bien trouv… mme si on dirait que la Wonder Woman de Johns, fille unique parmi les amazones, n’a pas vcu sur la mme le que la version d’Azzarello o les guerrires avaient une technique bien sauvage pour s’assurer d’une progniture. Plus largement, la srie se moque royalement des vnements rcents dans les sries de Batman, Green Lantern ou Superman. Et ce n’est peut-tre pas plus mal (trop tt pour en tre certain, en fait). Aux dessins, Jason Fabok canalise beaucoup des ambiances et des astuces graphiques d’un Finch mais il s’en distingue aussi par une capacit une sorte d’humour. Comme la silhouette de la Justice League qui fait rfrence l’ancien gnrique du cartoon de la Ligue. En ramenant la plupart des hros du groupe l’enfance, par une succession de vignette, les deux auteurs les ramnent leur me, leur fondation. Dans d’autres cas c’est tourn autrement (comme Captain Marvel qui s’offusque de voir pour la premire fois une exprience dplaisante et qui n’a pas besoin de remonter loin pour trouver l’enfant en lui). Quelques twists sont bien trouvs (comme l’enqute sur la personne qui a commandit l’assassinat de Lex). C’est un cocktail intressant entre innocence et corruption. Je ne sais pas si dans les chapitres suivants Johns arrivera maintenir cette approche introspective. L’arrive de certains croquemitaines vers la fin me fait penser que non. L’pisode a un ton. Et je me dis qu’en une poque future, je serai assez curieux de voir ce que Johns pourrait faire sur une srie New Gods.

[Xavier Fournier]