[FRENCH] Après tous les évènements récents, le Green Lantern Corps s’occupe à reconstruire, à se réorganiser. Et quelqu’un prends de l’avancement. Peter Tomasi consolide ses portraits de Guy Gardner et Johns Stewart dans un titre qui promet de jouer un rôle majeur dans les prochaines (mes)aventures des Green Lanterns.

Green Lantern Corps #8 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessin de Fernando Pasarin
Sortie au USA: Mercredi 18 avril 2012

Après six numéros menés tambour battant dans une ambiance « commando » puis un numéro où John Stewart gérait les retombées (ou en tout cas une partie des retombées), voici un épisode qui nous ramène sur Oa, où les Green Lanterns se remettent des derniers événements tout en tentant de régler certains problèmes. A commencer par le sort de la batterie jaune du Sinestro Corps. On comprendra cependant l’émoi des Lanterns. Enterrer la batterie jaune dans le sol d’Oa, patrie des Green Lanterns ? C’est vraiment se préparer à d’énormes problèmes dans le futur (cela revient quand même à planquer le « nid » de Parallax dans un endroit où il peut être encore nuisible). La chose n’a pas échappé à Guy Gardner, qui décide de prendre les choses en mains à sa manière. Et on retrouve ici un Gardner capable de toutes les catastrophes. Ses idées sont bonnes mais ses méthodes souvent expéditives. Sa décision va donc le faire convoquer immédiatement mais… le sort qui lui est réservé n’est pas spécialement celui qu’on attendait. Autre personnage fort du numéro, John Stewart n’a pas fini de payer pour ses « crimes » passés. D’autant qu’il existe chez les Green Lanterns une procédure pour gérer les collègues problématiques…

Green Lantern Corps #8 ne comporte pas de retournement spectaculaire (encore que ce qui arrive à Gardner devrait bientôt influer d’une manière ou d’une autre sur tous les titres « Green Lantern ») mais des tournants intéressants. Est-ce que dans la logique de l’instauration future de la troisième armée les Oans ne seraient pas partis pour saboter le Corps de l’intérieur ? On peut commencer à se le demander. On retrouve un Peter Tomasi toujours efficace mais c’est surtout Fernando Pasarin qui revient aux dessins et redonne à la série sa tonalité des premiers épisodes. Fut un temps pas si lointain ou GLC était avant tout construit sur Guy et Kyle. Avec un épisode de cette trempe, Tomasi et Pasarin montrent que le combo Gardner/Stewart à des choses à dire et à montrer. Bref, le vert n’est pas la couleur de l’ennui…

[Xavier Fournier]