[FRENCH] Alors que Hal Jordan et Guy Gardner sont coincés sur une planète glacée, ils viennent de comprendre qu’ils doivent absolument cesser d’utiliser leurs anneaux de Green Lantern, sous peine de tomber sous la domination du nouveau maître du Corps. Ce qui les laisse essentiellement dans des tenues civiles, au fin fond de l’univers. Heureusement, Hal a un plan…

Green Lantern #65 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessins de Doug Mahnke
Sorti aux USA le mercredi 20 avril 2011

Cela fait de longs mois que nous n’avions plus vu Hal Jordan. Je veux dire par là qu’on avait vu Green Lantern mais qu’il avait pratiquement cessé d’apparaître sans son costume vert. Le mois dernier, l’épisode s’achevait sur un retour à la vie civile assez soudain, les anneaux verts étant devenus dangereux. Heureusement que Guy et lui étaient justement sur une planète où ils ont caché leur équivalent de la Batcave, la Green House (dommage, d’ailleurs, que l’épisode nous montre si peu les détails de l’endroit). Mais est-ce que Hal et Guy en civil, au fin fond de l’espace, ça passe vraiment pour un retour à une humanité normale ? Oui, parce que Geoff Johns restitue immédiatement certains comportements de Jordan qu’on n’avait plus vu dans la série depuis sans doute Green Lantern: Secret Origin. A savoir un intrépide fonceur. La prestation de Doug Mahnke est elle aussi assez inspirée. J’ai trouvé que son Hal sorti du costume vert avait certains rictus du Hal Jordan dessiné par Ethan Van Sciver, donnant au personnage une nervosité beaucoup plus tangible que quand il se cache derrière son masque vert.

Malheureusement l’impact de la seconde partie de l’épisode est amoindrie par le fait que la couverture normale (« non Perez ») de l’épisode spoile un peu le contenu… Et si par malheur on a les yeux qui tombent sur la couverture du Green Lantern Corps de cette semaine, c’est encore pire. Tout suspens est étouffé dans l’oeuf alors que si le mystère avait été mieux préservé je pense que la conclusion de l’épisode aurait un autre impact. Certes, c’est un peu « on change une nouvelle fois de cavalière » mais le fait que la situation soit cette fois organisée en champ de bataille n’est pas inintéressant. Une bonne manière de recentrer le débat sur les quatre humains du Corps, dommage que la fin soit en fait gâchée par avance…

[Xavier Fournier]