Avant-Première VO: Review Green Arrow #39[FRENCH] Oliver Queen a été ruiné par son adversaire, John King. Une de ses seules défenses semble être Felicity Smoak. Mais la spécialiste de l’informatique est loin d’avoir un casier vierge. La voici rattrapée par son passé, finalement enfermée et face à une vieille connaissance qui veut… sa mort. Est-ce que Green Arrow peut encore compter sur ses alliés ?

Green Arrow #39Green Arrow #39 [DC Comics] Scénario d’Andrew Kreisberg & Ben Sokolowski
Dessins de Daniel Sampere
Parution aux USA le mercredi 4 février 2015

Felicity n’est pas arrivée depuis si longtemps dans le comic-book d’origine et voici qu’on l’escamote. Mais c’est d’une certaine manière pour mieux souligner son importance. D’abord, il y a le problème tactique que pose l’absence de ce robinet à informations. Surtout qu’Oliver est par ailleurs trahi par une connaissance de plus longue date. Ensuite, il y a le fait que, tout bonnement, la Felicity de ce comic-book, au contraire de sa version télévisée, a un passé qu’elle traîne derrière elle et qui va bien au-delà de ce que nous propose le petit écran. Concrètement, Felicity, c’est une « hackeuse » façon wikileaks de chez wikileaks, recherchée par les plus grandes puissances mondiales pour avoir mis son nez où il ne fallait pas. Réalisant cela, John King s’arrange pour la faire emprisonner dans une Supermax, c’est-à-dire une prison pour surhumains. Felicity ne l’est justement pas, surhumaine, et ce n’est que le début de ses problèmes.

Autant le dire tout de suite (elle est sur la couverture après tout), Cheetah, traditionnelle ennemie de Wonder Woman, est de la partie. J’apprécie que, tout en important des éléments de la série TV comme Felicity, Andrew Kreisberg et Ben Sokolowski n’oublient pas que l’on est dans les comics et que l’on peut se permettre bien plus de choses. La récente apparition de Green Lantern était déjà un signe dans ce sens, mais là les deux auteurs s’en donnent à cœur joie avec cette histoire de « supermax » (je me demande si c’est un clin d’œil conscient au défunt projet de David Goyer, qui était lié lui aussi à Green Arrow). À noter aussi le travail du dessinateur Daniel Sampere qui est d’une grande clarté (il me fait un peu penser à Chris Batista). Tout cela donne à cet arc une grande régularité et une lisibilité. Kreisberg et Sokolowski ne font pas que parler aux seuls téléphages. Au contraire, tout le monde en a pour son argent et l’on reste dans un comic-book, avec tous les guests que cela permet…

[Xavier Fournier]