Avant-Première VO: Review Deathlok #1[FRENCH] Il y a un nouveau Deathlok… mais c’est à l’insu de son plein gré. Henry Hayes n’a pas conscience d’être une machine à tuer. Alors qu’il croit travailler dans l’humanitaire, il est en fait envoyé aux quatre coins du monde pour massacrer les adversaires de son employeur. Moderne, mais convenu

Deathlok #1Deathlok #1 [Marvel Comics] Scénario de Nate Edmondson
Dessin de Mike Perkins
Parution aux USA le mercredi 29 octobre 2014

J’ai un peu perdu le compte des Deathloks que nous a proposé Marvel Comics depuis les années 70 et regrette un peu que le dernier en date (celui qui jouait les profs sans tact dans Wolverine & The X-Men) soit passé à la trappe. Mais c’est l’avantage de l’exercice : Deathlok, c’est une technologie et l’on peut donc trouver de nouveaux récipiendaires du titre. Lancé sans doute dans l’idée de profiter un peu de l’apparition d’un Deathlok dans Agents of S.H.I.E.L.D. la saison dernière, Henry Hayes est pourtant différent de Mike Peterson (le personnage joué par J. August Richards à l’écran) tout en ayant quelques points de concordance (la jambe artificielle, par exemple). Au-delà de cela, l’accent est plutôt mis sur la mémoire artificielle, le fait que le personnage principal n’est absolument pas conscient de ce qui se passe. Les souvenirs artificiels sont assez courant dans les comics et du coup ce nouveau Deathlok me fait beaucoup penser au Bloodshot publié chez Valiant (avec le sang en moins).

En fait, l’histoire est assez académique. Pas mauvaise mais avec assez peu d’éléments de surprise. Le plan est connu et ce n’est donc pas le scénario d’Edmondson qui retient l’attention. Il fait le job, mais un job bien cadré. Au bout du compte c’est plutôt le dessin de Mike Perkins qui fait le show dès ce premier numéro et nous attache à la série. À l’évidence la position d’Hayes va changer et nous sommes sans doute partis pour un premier arc « introductif ». Espérons qu’Edmondson musclera son histoire en cours de route.

[Xavier Fournier]