[FRENCH] New York aurait été détruit par le Void avant les événements de Siege ? Et on ne nous aurait rien dit ? Le « suspens » à la fin de l’épisode était très relatif puisqu’on savait, en gros, que rien ne changerait. Et pourtant Bendis arrive à distiller quelques morceaux de tension qui pourraient jouer un rôle dans les semaines à venir…

Dark Avengers #14 [Marvel] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessin de Mike Deodato
Sortie aux USA le mercredi 17 février 2010

Sentry a été complètement « avalé », « débordé », par le Void, qui s’apprête à détruire New York pour satisfaire une sorte de logique sadique envers sa femme. Sauf bien sur qu’on sait à l’avance que cela n’arrivera pas, puisqu’on voit Sentry en toutou bien gentil au sein des Dark Avengers pendant Siege et que ces derniers ont toujours pour base la New York de l’univers Marvel. Un coup pour rien, alors ? Non, d’abord parce que les face-à-face Sentry/Void et Norman Osborn sont en général un bon ressort dramatique de cette série. Et ici, ça ne manque pas de le refaire à nouveau. Avec peut-être même un plus : D’habitude c’est Sentry qui parle à Osborn. Cette fois c’est le Void (à se demander, d’ailleurs si un jour on aura droit à une confrontation Sentry/Bouffon pour parfaire le cycle).

Et-ce à dire qu’en dehors de cela le reste de l’épisode est un coup pour rien ? Non plus : Bendis continue de faire monter en valeur Ms. Hand (à se demander ce qu’il a prévu pour elle post-Siege) et nous livre au passage un élément essentiel de la personnalité du Void. Son point faible en quelque sorte (même si je suis étonné qu’il finisse par l’admettre comme ça, de manière pratiquement anodine, devant un type comme Osborn dont on sait qu’il ne peut qu’essayer de l’exploiter). Au finish, oui, c’est un épisode qui se passe « avant », dans la tradition de la chronologie désordonnée qu’affectionne Bendis. Et, oui, effectivement, c’est vendu avec la banderole Siege bien en évidence alors que techniquement les événements ne font pas partie du crossover. Mais cependant les éléments qui s’y trouvent font sans doute jouer un rôle dans l’événement (la fin de l’épisode, en tout cas, semble l’augurer). Le seul reproche qu’on fera c’est que finalement ces derniers temps Bendis aurait pu écrire une mini-série Sentry (qui n’aurait pas été inintéressante) plutôt que le Superman jaune et bleu de Marvel n’éclipse ainsi la majeure partie des Dark Avengers. Ou peut-être est-ce une idée pour l’avenir ?

[Xavier Fournier]