[FRENCH] Il y a désormais un Flash rouge… et un Flash bleu. Et si cette dualité pourrait renvoyer à certains classiques de Superman pendant le Silver Age, l’événement est bien entendu lié à Blackest Knight et à l’invasion des lanternes noires. Le bleu serait la couleur de l’espoir ? En tout cas dans l’épisode Geoff Johns nous démontre qu’il n’a pas finit d’explorer les différentes ténébres de la noirceur…

Blackest Knight: Flash #3 [DC] Scénario de Geoff Johns
Dessin de Scott Kolins
Sortie aux USA le mercredi 17 février 2010

Blackest Knight: Flash #2 s’achevait sur une lueur d’espoir (l’évocation de ressusciter un des Black Lanterns). Mis en parallèle avec la fin récente du numéro spécial consacré à Atom & Hawkman, on pouvait penser que les choses allaient peut-être aller vers le mieux, qu’une lueur d’espoir était à l’horizon… Et bien ce n’est pas dans ce numéro qu’elle pointera le bout de son nez puisque Geoff Johns oppose de multiples contrastes. D’un côté Flash et le « bon côté des choses », l’optimisme (normal pour un gars qui revient de la mort), de l’autre les Rogues obligés d’en découdre avec leurs « chers disparus ». A ce sujet, d’ailleurs, il semble y avoir une sorte de règle « non-écrite » assez curieuse qui définit qui revient ou pas (par exemple aucun des deux parents de Barry Allen n’est revenu avec une bague noire, allez savoir pourquoi). La question s’éténd ici parce qu’on voit un Black Lantern tuer potentiellement beaucoup de gens « hors panel » et pourtant un seul d’entre eux finira par être ranimé. Mais bref, c’est plus une question qui concerne Blackest Knight dans son ensemble que la mini-série qui nous intéresse dans le cas présent…

Parmi les autres oppositions qu’on peut trouver, il y a également le paradoxe temporel causé par Zoom, qui augure également d’un principe de résurrection dans un proche avenir… Mais qui pour l’instant permet de singulariser le « Black Zoom ». Le morceau de bravoure du numéro reste cependant la relation plutôt spectaculaire qui unit les deux Boomerang. Depuis son introduction dans Identity Crisis, « Boomerang Jr. » avait un peu oscillé entre les deux camps sans jamais véritablement trancher dans un camp. Là pour le coup sa position est plus que délicate. Et on appréciera le sort de la « recrue » au début… Sans doute que ce numéro fera encore les choux-gras de ceux qui trouvent que Johns y va fort dans la noirceur. Néanmoins ce serait un peu comme traiter Robert Kirkman de nécrophile… La plupart des super-villains des comics, même au Golden ou au Silver Age, ne sont jamais que des serial-killers aux costumes très colorés. S’ils n’étaient montrés que comme des pantins gesticulants autours de leurs gadgets, on en serait encore à la série TV Batman des sixties… Non, il y a assurément des situations scabreuses mais il faut bien tenir compte également du contexte et des personnages impliqués. Les Black Lanterns sont bien là, et pas pour offrir des bouquets de fleur. On ne reprochera donc guère à Blackest Knight: Flash qu’un souci également perçu sur Blackest Knight: Wonder Woman où chacun des trois épisodes se déroule dans un contexte différent et se lit donc assez peu sans passer par la série Blacket Night centrale. Passé ce petit écueil, la mini-série reste très agréable à lire, ne se contente pas d’énumérer des Blackest Night de manière répétitive et trouve des solutions différentes selon les cas. Une « bonne pioche » qui augure du bon pour le prochain Flash #1…

[Xavier Fournier]