Avant-Première VO: Review Cyborg #1[FRENCH] Il était grand temps que Cyborg, trente-cinq ans après sa création dans les New Teen Titans, reçoive sa série mensuelle. À plus forte raison maintenant que le voici un « membre fondateur » de la Justice League. Plus de 40 mois plus tard (et avec un film en perspective), David Walker et Ivan Reis franchissent le pas avec un mot d’ordre : un brin d’humanité.

Cyborg #1Cyborg #1 [DC Comics] Scénario de David F. Walker
Dessins d’Ivan Reis
Parution aux USA le mercredi 22 juillet 2015

Le pitch annoncé pour cette série prévenait que Victor Stone aurait à s’habituer à un nouveau corps artificiel. Cela m’ennuyait. On passe trop par cette figure imposée en cas de lancement d’un titre sur un robot, un androïde ou un cyborg, c’est-à-dire une reconstruction intempestive. Or, Cyborg n’en a déjà connu que trop. Finalement, non, le relookage passe bien et il s’agit plutôt de mesurer une question très « Ghost In The Machine » : quand Cyborg est détruit, est-ce qu’il meurt pour autant, sur un plan métaphysique. Bref, ne vous attendez pas à voir Vic se contenter de jouer avec ses gadgets, il s’agit bien, ici, de le montrer sur son temps libre, hors Justice League et plutôt en compagnie de son père et de T.O. Morrow. Reis ayant dessiné les aventures de la League, la transition est bien entendu très organique et le dessinateur est un atout de cette série naissante.

Même s’il écrit bien Victor/Cyborg, David F. Walker m’a l’air moins à l’aise sur le découpage du numéro. je veux dire par là que, lorsqu’on veut installer une menace extraterrestre, il n’est pas utile – loin s’en faut – d’employer trois retours vers cette même action dans le même numéro, au détriment de la place qu’on devrait réserver à la vedette de la série. Et en même temps, il faut bien le dire, Walker s’en tire bien avec le côté « quotidien » de Victor et l’établissement de sa supporting cast. Cyborg #1 correspond assez à ce que je demandais à la série et je suis curieux de voir, à partir de là, ce que les auteurs vont délimiter comme périmètre au héros.

[Xavier Fournier]