Avant-Première VO: Review Convergence #0[FRENCH] Pendant que les forces vives de DC déménagent sur la côte ouest, on installe un événement cosmique de deux mois, Convergence, pour occuper l’espace. Et très franchement ce numéro zéro a un goût d’interlude assez prononcé. Brainiac(s) et Superman sont sur un bateau… Et au final la comparaison est cruelle pour cette série si on la compare à des productions récentes (et même pas forcément chez la concurrence).

Convergence #0Convergence #0 [DC Comics]
Scénario de Dan Jurgens & Jeff King
Dessins d’Ethan Van Sciver
Parution aux USA le mercredi 1er avril 2015

Superman est projeté hors du temps sur une planète mystérieuse où il retrouve Brainiac. Enfin… peut-être Brainiac, peut-être pas. En tout cas une créature qui ressemble à différentes facettes passées de l’ennemi robotique de Superman. Et à partir de là ? C’est creux. Bon, il faut prendre des précautions d’usage. C’est un numéro zéro. En théorie l’action véritable ne devrait démarrer que dans le #1 à venir. Mais Convergence #0 se prend dans la gueule une comparaison qui atomise pas mal du crédit que l’on pourrait donner à ce titre. Et, non, je ne veux pas dire par là que je fais spécialement plus confiance à Secret Wars (on verra en temps utile). Non, la chose que Convergence se prend en pleine poire, c’est… Multiversity et en particulier l’épisode d’Ultra Comics #1 paru récemment où il y a quelques grandes lignes communes mais jouées avec beaucoup plus de classe.

Dans Ultra Comics, le héros du même nom est projeté dans une autre réalité alternative. Il parle du multivers, des terres perdues et de la survie de l’existence, et est confronté aux multiples facettes passées des « Ultra » que l’on a pu croiser dans des réalités disparues depuis. Là, à défaut d’être identique, notre Superman de 2014 débarque dans un endroit étrange, se fait expliquer les réalités perdues sans avoir l’air d’y comprendre grand-chose et se laisse guider par différentes incarnations de Brainiac. Mais c’est servi sans âme, sans peps, sans folie douce ou un poil d’humour. Suit toute une discussion hermétique où Superman est supposé ne pas être ici sans sa cité. Le fait de finir l’épisode sur une décalcomanie d’un dialogue de l’Apocalypse de Marvel n’arrange rien à l’affaire. Reste alors un Ethan Van Sciver pour jouer avec les aspects de Brainiac dans une suite de cases désertiques. Mais sorti là, c’est vraiment le service minimum… A ce stade, on peut espérer que les « spin-off » nous permettront de revoir quelques visages connus, mais la minisérie centrale a l’air bien mal partie.

[Xavier Fournier]