[FRENCH] Geoff Johns et Peter Tomasi rajoutent une couche de mysticisme unissant Hawkman, Hawkgirl, Thanagar, Hawkworld, la Terre, l’Égypte… Et on réalise une fois de plus qu’on en ignorait bien plus à leur sujet qu’on pouvait le penser. Pendant ce temps, le Martian Manhunter finit par faire l’addition des indices…

Brightest Day #8 (DC Comics)
Scénario de Geoff Johns, Peter Tomasi
Dessins d’Ivan Reis, Patrick Gleason, Ardian Syaf
sortie aux USA le 18 août 2010

Je ne suis pas spécialement friand du monde d’Hawkworld et de ses hybrides animaliers mais en l’espace d’un épisode (celui-là), cette dimension étrange devient pour ainsi dire la source d’une bonne partie de créatures de l’univers DC (les hommes, les Manhawks, les Lionmanes et sans doute même les Crocodile Men, d’anciens adversaires d’Hawkman), les liant par un même rapport historique. L’épisode donne assurément la vedette à Carter et Sheira Hall, même si l’accès de férocité de cette dernière fait un peu double emploi par rapport à la colérique Mera qu’on a pu voir ces derniers mois. La couverture n’est pas trompeuse : c’est bien Hawkgirl qui voit sa biographie s’enrichir vers la fin de cet épisode (qui, sans être fondamentalement mauvais, n’est pas le meilleur que nous ayons eu jusqu’ici), même si on se sait encore où tout ça nous emmène. Soulignons quand même que nous sommes en train de passer le cap du premier tiers de la série et que, maintenant, les choses vont sans doute s’accélérer.

Comme signes de cette accélération, on voit ainsi Deadman se lancer à la recherche de Green Lantern (ce qui permettra de rapprocher Hal Jordan du centre des événements autrement que par un simple « tournons autour de la batterie blanche ») mais surtout Martian Manhunter arriver à des conclusions que le lecteur, lui, avait atteint dès le premier ou le deuxième épisode de la série. Fini de lambiner, le martien compte bien entrer dans le vif du sujet et explorer… une certaine ville fictive de DC, qui ne manquera pas d’attirer un autre héros de la firme. On espère que cela permettra au limier extra-terrestre de reprendre un peu d’importance dans l’histoire, par rapport aux locomotives que sont encore Deadman, Aquaman et Hawkman. On peut aussi se demander (mais ça reste de la spéculation) si Hawkworld ne permettra pas d’expliquer l’étrange coïncidence des noms civils d’Hawkman et Hawk. Allez savoir. Mais les 17 épisodes qui restent ont intérêt à être bien compacts pour explorer toutes les ramifications, présentes et à venir…

[Xavier Fournier]