Avant-Première VO: Review Batman/Superman #1[FRENCH] L’autre gros lancement de DC Comics ce mois-ci, après Superman Unchained, est incontestablement Batman/Superman, série qui, à l’instar d’Action Comics en 2011, s’intéresse au passé des deux héros du titre. Greg Pak, Jae Lee et Ben Oliver font un bon démarrage… pour une série qui a néanmoins un goût d’Elseworld. Pas seulement à cause des guests de la dernière partie…

Batman/Superman #1Batman/Superman #1 [DC Comics] Scénario de Greg Pak
Dessin de Jae Lee, Ben Oliver
Parution aux USA le mercredi 26 juin 2013

Fut un temps où Superman était la partie dominante de la doublette (à l’époque de la série lancé par Jeph Loeb). Mais film Man of Steel ou pas, DC sait bien que Batman vend plus, d’où l’inversion de l’ordre des noms pour ce nouveau titre Batman/Superman. Greg Pak s’intéresse directement aux débuts des deux héros concernés et à leur première rencontre. Et c’est bien là que les choses commencent à paraître curieuses car à l’évidence le Batman et le Superman de Pak ne se sont jamais rencontrés auparavant et, si j’en crois le souvenir laissé par Justice League #1-2 en 2011, dans l’histoire de Geoff Johns et Jim Lee c’était également une première rencontre. Ce qui donne à Batman/Superman un gros parfum de retcon, moins de deux ans après le lancement de cette version de l’univers DC. Nous voici revenus à une époque façon fifties où, tous les deux ou trois ans on semble parti pour réinventer la « première rencontre » du duo…

Passé cette réserve cependant et l’axe un peu bizarre, Pak écrit très bien les scènes d’ouvertures et le premier des deux qui commence à soupçonner l’autre n’est pas celui qu’on croit. La dynamique Wayne/Kent est d’emblée intéressante (plus, peut-être, que lorsqu’ils sont dans leur costume de super-héros). Après, le sens se perd peut-être un peu sur la fin, en termes scénaristiques, et il faudra voir par la suite ce que Pak veut réellement en faire (je trouve ça gros que Batman et un proche de Superman soient justement de l’autre côté, à attendre). Ce qui est certain c’est que le côté gothique de Jae Lee fonctionne assez bien dans le contexten de l’histoire. Et même si Ben Oliver est d’une école assez différente, le changement de style ne choque pas. C’est plutôt un bon démarrage. A suivre.

[Xavier Fournier]