Avant-Première VO: Review Astro City #1[FRENCH] Astro City revient en série mensuelle et… c’est chez Vertigo que ça se passe. Ironie du sort (ou idée au contraire superbement mise en scène), les premières pages du numéro ont un goût de Vertigo. Serait-ce la fin des super-héros iconiques de Busiek et Anderson ? Non. Bien au contraire !

Astro City #1Astro City #1 [Vertigo] Scénario de Kurt Busiek
Dessin de Brent Anderson
Parution aux USA le mercredi 5 juin 2013

Série lancée dans le milieu des années 90 mais aussi univers polymorphe où, d’un arc à un autre, on peut changer de point de vue et de personnage principal, Astro City s’était un peu amoindrie ces derniers temps, les auteurs peinant à la produire sur une base régulière. La voir revenir à un format mensuel est en soi-même un évènement. D’autant que Kurt Busiek et Brent Anderson ne lâchent rien. Après des délais, après des retours sous forme de mini ou de maxi-séries, il y avait des risques d’éparpillement, de perte de tonus. Mais non. Rien de ça. D’ailleurs en un sens Astro City est très abordable même si vous avez manqué les deux dernières décennies. Il y a toujours un personnage nouveau (ici American Chibi, variation des Powerpuff Girls) pour s’émerveiller des autres, pour les découvrir. Bien sûr vous ne connaîtrez pas des pointures comme le Samaritan mais son rôle est tellement iconique qu’on ne s’y perd pas.

Astro City #1 nouvelle génération commence par un gros clin d’oeil à des piliers de Vertigo tels que Neil Gaiman ou Grant Morrison. On ne comprendra d’ailleurs à quel point qu’à la fin de l’épisode mais si vous connaissez vos classiques « Morrisonniens » vous devriez forcément penser à une scène. Le plus important, c’est la réponse à une question qu’on pouvait se poser : Après deux décennies d’existence et une parution en dent de scie, est-ce qu’Astro City, basée sur une certaine nostalgie du Silver Age, est toujours aussi pertinente ? Il y a quelques années j’aurais dit que non. Après le lancement d’Astro, DC Comics s’était rapproché à nouveau de son univers pré-Crisis. Superman ou la JLA ressemblaient de plus en plus à leur version classique. Depuis le reboot de 2011, par contre, la donne n’est plus la même et quand on regarde ici le Samaritan, on a vraiment l’impression d’être plus proche de Superman qu’on peut l’être dans l’univers DCnU. Il y a un moment où Astro City n’était plus vraiment là, où on l’avait un peu perdu de vu. Il suffit de lire ce premier numéro pour comprendre à quel point la série est plus que jamais nécessaire…

[Xavier Fournier]