[FRENCH] « Big Time » n’est le « Grand Moment » pour le seul Peter Parker/Spider-Man. Pour un autre personnage de son univers, c’est un peu une seconde chance, la possibilité de réussir (ou d’envisager de réussir) comme Goblin là où il avait jusqu’ici échoué. C’est certain, cette fois il sera le seul à en rire. Encore faut-il savoir de quel Goblin on parle…

Amazing Spider-Man #659 [Marvel Comics] Scénario de Dan Slott
Dessins de Humberto Ramos
Sortie aux USA le mercredi 24 novembre 2010

Forcément, avoir un Humberto Ramos à bord vous arrange bien les choses. Spider-Man est en ce moment dynamique, alors que Dan Slott, au scénario, cultive la racine « Marvel Universe » de la série. Après les Avengers la dernière fois, c’est au tour de Black Cat d’aider « Spidey » dans son aventure. Encore que dans son cas la rencontre n’est plus vraiment une nouveauté. « Big Time », donc, pourrait se limiter au fait que le héros du titre a un nouveau job et une nouvelle copine. On verra jusqu’où l’un et l’autre nous emmènent, encore que j’aime bien la petite touche concernant l’identité de « number 6 », mystérieux collègue de labo de Peter. A ce stade cela peut aussi bien être un nouveau personnage qu’une vieille connaissance (Morbius ? Curt Connors ?) ou même, allez savoir, un agent du Secret Empire (c’est cette histoire de « Number 6 » qui m’évoque cette organisation).

Pour le super-villain de l’arc, je dois dire qu’une fois passé le run originel de Roger Stern qui promenait son personnage tout en nous narguant, en nous défiant de le démasquer, le Hobgoblin ne m’a jamais beaucoup intéressé tant il semblait une redite du Green Goblin sans en avoir vraiment toutes les qualités. Comme on le voit sur la couverture, le personnage a reçu une petite « mise-à-jour » en termes de pouvoirs mais ce n’est sans doute pas ceci qui vous intéressera le plus dans ce numéro tant Slott s’évertue à remettre les compteurs à zéro et à donner forme à un Hobgoblin à la fois plus reader-friendly et plus terrible pour des raisons qui ne sont pas entièrement dues à ses pouvoirs. C’est sympathique mais dans le même temps je me demande ce que j’en aurais pensé si l’histoire avait été illustrée par quelqu’un d’autre que Ramos, qui ne l’aurait peut-être pas tant dynamisé. Sympa, donc, mais l’ère « Big Time » doit encore faire ses preuves en ce qui me concerne.

[Xavier Fournier]