[FRENCH] Avec une horde d’adversaires dans les rues, Spider-Man ne fait pas forcément le poids. A plus forte raison parce que voici quelques arcs déjà que nous le voyons se faire balader sans réellement prendre le dessus sur les évènements. Heureusement ce numéro amorce un retour du héros dans une position plus déterminée (et donc déterminante)…

Amazing Spider-Man #645
Scénario de Mark Waid
Dessin de Paul Azaceta
Sortie aux USA le mercredi 13 octobre 2010

A peu près tous les super-villains habituellement liés à l’univers de Spider-Man sont sur la piste du fils de Norman Osborn. En des proportions, d’ailleurs, où cela dépasse un peu l’entendement. Va pour des cas comme Sandman (récemment privé de son propre rôle paternel) qui a au moins un semblant de thématique. Va, aussi, pour quelques mercenaires. Maintenant si vraiment l’enfant d’Osborn avait une telle importance « génétique », je suis un peu surpris que le conflit ne concerne guère que quelques personnages de la sphère de Spidey et pas d’autres baddies venus de différentes séries. Et de toute façon, pour tout dire, je ne suis pas très fan des énumérations d’adversaires de Spider-Man dans le sens où cela a déjà été fait et refait sans qu’on se donne désormais la peine de nous ajouter un peu d’originalité. Pourtant… pourtant je dois bien dire que cet épisode a bien mieux fonctionné pour moi que ceux qui avaient précédé. Sans doute parce que Spider-Man se fait un peu plus offensif (la scène de l’écroulement, par exemple, qui permet un clin d’oeil à l’époque Ditko à mon sens) et que, sans pour autant être aussi intense qu’un Batman, il en impose un peu plus que ces derniers temps.

Il y a du mieux, beaucoup de mieux à mon avis, par rapport à ces derniers mois où on se contentait d’essayer de nous faire croire que le Shocker ou des perdants du même genre risquaient réellement de mettre en difficulté le héros. Bon, maintenant l’épisode à des défauts à la hauteur de ses points forts… A savoir qu’à force de voir Spider-Man vaincre ou repousser des légions de ses ennemis, il devient de plus en plus difficile de croire qu’ils peuvent représenter une menace à titre individuel. C’est un peu le serpent qui se mord la queue, de ce côté là…

[Xavier Fournier]