[FRENCH] Depuis quelques épisodes Spider-Man est pris entre le marteau et l’enclume. Soit d’un côté le Juggernaut (le Fléau) et de l’autre une version furibarde du tout puissant Captain Universe. Mais depuis le début de la saga, on ignore tout de la raison de la colère de ce dernier. L’ultime épisode va tout nous dire… et changer les rôles…

Amazing Spider-Man #629 [Marvel] Scénario de Roger Stern
Dessin de Lee Weeks
Sortie aux USA le mercredi 28 avril 2010

L’arc qui s’achève a tout d’une minisérie tant il se lit de manière indépendante des intrigues habituelles d’Amazing Spider-Man. En un sens ça pourrait tout aussi bien se passer avant Brand New Day tant c’est intemporel. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas plus mal ! Le scénario de Roger Stern nous repose des choses à la « The Gauntlet » et des interminables suites de bad guys soumis à la famille Kraven pour nous proposer quelque chose de beaucoup facile d’accès (même si je pense qu’avoir déjà lu un ou deux récits faisant état de Captain Universe n’est pas un mal, histoire d’avoir une idée du champ d’action de ce pouvoir qui se choisit un détenteur différent par saga).

Relativement déconnecté de la chronologie actuelle, Amazing Spider-Man #629 ne promet donc pas de grands bouleversements dans la vie du tisseur de toile (encore que cette notion ait été galvaudée ces derniers temps, où il suffit désormais d’être viré pour la énième fois par Jameson pour simuler un « event ». Le Spider-Man de Stern est du coup intemporel, réduit à ses composants iconiques, tout en faisant allusion à certaines escarmouches Spider-Man/Juggernaut des années 80, écrites par le même Stern. A l’époque, c’était John Romita Jr. qui illustrait la série mais, sans être JRjr, Lee Weeks tient ici lieu de remplaçant tout à fait acceptable. Non, la continuité ne sort pas changée de ce numéro. Méphisto n’apparait pas pour faire des siennes ou ce genre de choses. Mais en définitive on passe un moment bien agréable, même si le préambule du récit est un poil académique. Une histoire de Spider-Man au sens humain, qui nous change en un sens de son stress perpétuel de ces dernières années…

[Xavier Fournier]