Avant-Première VO : Review Amazing Spider-Man #595[FRENCH] Spider-Man ne peut très certainement pas se satisfaire des retombées du Dark Reign. Peter Parker, lui, a du mal mais il a son meilleur ami Harry Osborn qui lui permet de s’oxygéner la tête. Et puis il y a les préparatifs d’un certain mariage qui s’annonce et Peter aurait donc tout pour se changer les idées… Si un autre Osborn ne faisait pas des siennes, en ouverture de l’arc « American Son ».

Amazing Spider-Man #595[Marvel] Scénario de Joe Kelly
Dessin de Phil Jimenez
Sortie américaine 28 mai 2009.

Amazing Spider-Man #595Souvent, on se contente de nous *dire* que Harry Osborn est le meilleur ami de Peter Parker. Et puis c’est généralement tout. C’est comme ça. Harry avance de temps à autre de quoi se payer un café à Parker mais la plupart des scénaristes partent du principe que cette amitié est une « constante » (ce qui est loin d’être le cas quand on se replonge dans les premiers épisodes ou Stan Lee utilisait Osborn). Là, Joe Kelly ouvre l’épisode une scène qui montre bien en quoi les deux personnages peuvent à la fois s’apprécier et s’envier et c’est un rappel bien venu car il va servir de ressort à American Son. Ces derniers mois, en effet, Spider-Man n’a pas eu de chance (comme toujours, vous me direz…) mais là pour la première fois, alors qu’il est dans la mouise, la télévision n’arrête pas de lui rappeler le succès insolent d’un certain Norman Osborn. Spider-Man n’a plus qu’à se lamenter en se disant que c’est sa faute, qu’il aurait pu arrête le Green Goblin quand il était temps. Peut-être même le neutraliser pour de bon, une fois pour toute. Alors que cette idée tourne à l’obsession, le personnage qui va lui prêcher les vertus de la patience est… pour le moins inattendu mais ça fonctionne…

Après le 24/7 de Mark Waid qui montrait un Spider-Man à plein temps, cet épisode de Joe Kelly fait la part belle à la vie privée de Parker, en ménageant bien sûr une part importante à la décision intervenue depuis le dernier épisode et la perspective d’un mariage qui, s’il se produit, risque non seulement de changer la vie de Peter mais aussi d’amener un ou deux nouveaux individus inattendus dans les réunions de famille. Et Kelly ne se gêne pas pour commencer à jouer avec cette ficelle. Quand tout est dit, Spider-Man va peut-être trouver une raison supplémentaire de désespérer. A moins qu’il ne « règle » une bonne fois pour toutes ses démêles avec Osborn Senior ? Phil Jimenez est plus à l’aise avec le monde de Peter qu’avec Spider-Man (qui a une ou deux attitudes guindées dans ce numéro) mais globalement le combo est bon et on sent que l’arc American Son nous promet une prise de bec au sommet entre les familles Parker, Osborn et sans doute Jameson. Ça démarre pas mal…

[Xavier Fournier]