Leviathan fait sentir sa présence dans les titres DC depuis quelques mois, surtout dans les titre Superman supervisés par Brian Bendis. Le scénariste a le droit de donner libre court à son personnage au sein d’une mini-série braquant les projecteurs sur ses motivations. Et quand en plus, Alex Maleev illustre tout ça, on ne peut qu’être curieux du résultat.

Event Leviathan #1 [DC Comics]
Scénario de Brian M. Bendis
Dessin de Alex Maleev
Parution aux USA le mercredi 13 juin 2019

Suite aux événements des derniers mois, les plus grandes agences de renseignements de la Terre ont disparu. Lois Lane décide d’enquêter sur cette affaire. Après tout, c’est son métier. Et quand on enquête sur un problème concernant les super-héros, on rencontre également le plus grand détective du monde : Batman. Même si tous deux se connaissent bien, ils ont malgré tout des doutes sur la véracité des dires de chacun. Tout le monde est suspect, tout le monde peut être le mystérieux « Léviathan ». Et quand au milieu de ça, on trouve un Steve Trevor plus parano que jamais, la situation ne peut que dégénérer. Heureusement, on peut compter sur un autre héros au caractère bien trempé pour sauver la situation. Ce n’est pas spoiler que dire que Green Arrow s’invite à cette enquête géante. Mais d’un coup, il est « un grand détective ». Une qualification un peu étrange même si le héros a beaucoup changé depuis sa réimagination avec le reboot de l’univers DC après Flashpoint.

« We make the calls. The best detectives in the world. »

Ce premier numéro (sur six) de ce nouvel « événement » (c’est dit dans le nom) signé Brian M. Bendis ressemble… à du Bendis ! Et pourquoi l’auteur casserait une recette bien rodée chez la concurrence. Dans cet épisode, il pose les pions de sa partie d’échec. Certains sont en retrait, certains restent cachés, mais on voit la stratégie se construire. Beaucoup de discours sur ces 24 pages pour présenter la situation. Si vous n’avez pas lu Superman: Leviathan Rising Special (du même Bendis), pas de crainte, il est résumé brièvement ici. Les choses commencent donc doucement, comme souvent avec Bendis. Trop peut-être car ces échanges entre tous les personnages, coincés dans un même lieu pour une grande partie du récit, finissent par lasser. Il n’y a pas forcément besoin de « splash pages » avec de grosses scènes d’action, mais au moins un truc « wahou » pour tenir les lecteurs en haleine. Bendis retrouve son acolyte Alex Maleev aux dessins. Le duo est rôdé depuis leurs multiples collaborations chez Marvel. Même si Maleev n’est pas le premier à à avoir dessiné Leviathan (même s’il est peut-être à l’origine du design initial), on ne peut s’empêcher de penser à la dernière série signée Bendis/Maleev quand on le voit enfin en dernière page : il a de faux airs du Infamous Iron Man, une version de Docteur Doom (Fatalis en VF) portant l’armure d’Iron Man durant la disparition de Tony Stark. Le dessinateur reste quand même le maître pour dessiner ce type de récit « pulp » (certains diront « noir »). Il ne reste plus qu’à passer la seconde niveau histoire !

[Pierre Bisson]