Avant-dernier chapitre de la saga « Arkham Knight », il est temps d’apprendre qui se cache sous le casque du chevalier. Et pourquoi son look est-il inspiré de Batman ? Réponse dans un épisode principalement fait de fashbacks. Et l’identité du maître d’Arkham risque de vous étonner.

Detective Comics #1004 [DC Comics]
Scénario de Peter J. Tomasi
Dessin de Brad Walker
Parution aux USA le mercredi 22 mai 2019

Alors qu’on pensait que cette saga s’inspirerait du jeu vidéo éponyme, il en est tout autre. Les origines du personnage sont enfin expliquées. Cet antagoniste a une histoire bien particulière. Si le récit est un peu différent des histoires habituelles, on est pris dans le scénario en se demandant comment tous les événements qui se déroulent sous nos yeux vont amener à la création du Chevalier d’Arkham. Il découle directement des actions passées de Batman. Comme d’habitude me direz-vous (car de nombreux ennemis de Batman le considère à l’origine de leurs problèmes). Sauf que là, un twist fait que tout est remis en cause. Pourquoi d’ailleurs, ne pas avoir laissé plus marquante l’implication de Batman ? Moralement, ça aurait été compliqué que Batman commette une telle erreur. Et en plus, ça pimente la relation entre le héros et son ennemi. On peut quand même se dire que la personne qui connaît ce « secret » aurait pu choisir de tout dire au Chevalier d’Arkham quand les choses ont commencé à mal tourner.

« I thought I had burned them all. »

Visuellement, Brad Walker s’en sort bien. Les couleurs et l’encrage, respectivement de Nathan Fairbairn et Andrew Hennessy, permettent de bien distinguer les deux phases de ce numéro : le présent et le passé. Dans le présent, les couleurs sont plus nuancés, avec des effets de textures. Dans les flashbacks, les couleurs sont surtout des aplats, avec un léger encrage, comme si le tout était dessiné à la main par le conteur. Le choix de narration permet au dessinateur de se concentrer sur les personnages et non sur les décors. Le récit est raconté à la troisième personne, du point de vue de l’un des personnages. Du coup, le cadrage et le découpage n’en sont que plus difficiles. On se perd un peu parfois et il faut relire à deux fois pour bien suivre l’histoire.

[Pierre Bisson]