[FRENCH] Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, cette série n’a plus de X-Men que le nom (encore qu’on aperçoive Cyclops et Emma dans une courte scène) et se concentre désormais sur Charles Xavier, sa survivance et son destin. Là, pour le coup, il s’agit principalement d’un grand combat sur le plan astral… Qu’est-ce que c’est chiant le plan astral… Mais si Mike Carey est dans un état second, il y a comme un espoir dans la conclusion…

Sortie USA prévue: 30 avril 2008
Scénario de Mike Carey
Dessin de Scot Eaton & Greg Land

Cela fait déjà deux épisodes que le Prof X est dans le même labo, allégrement bombardé de souvenirs et d’hallucinations. Et que nous propose le troisième numéro paru sous la bannière Legacy ? Ben la même chose, ce qui donne quand même une impression assez statique et pas forcément très novatrice. On peine à reconnaître la patte de Mike Carey (plus inspiré sur Lucifer et ses autres exploits de Vertigo ou de Virgin) depuis qu’il s’attaque aux X-Men. Et ce n’est pas ce numéro qui va changer cette impression.

En un sens Carey retrouve les vieux démons (en moins verbeux) de Claremont quand il se lançait dans le même genre d’exercice. Pourtant tout n’est n’est pas perdu. D’abord parce qu’à là fin, ouf, Charles Xavier sort du labo (ca vaut bien le nombre d’épisodes similaires que le All-Star Batman avait mis à retrouver la route de la Batcave). Ensuite parce qu’on mesure enfin l’étendue des dégats. Le personnage n’est pas sorti indemme de l’aventure (non rassurez-vous, il n’est pas à nouveau en chaise roulante) et une direction nouvelle semble se dégager, à base d’examen de conscience des actes passés du Prof. Du coup (surtout sur la fin) il arrive à trouver une certaine fraîcheur au personnage.

On laissera donc le bénéfice du doute au scénariste en se disant que finalement trois épisodes pour se remettre d’une mort, c’est finalement bien ce qu’il fallait. Mais n’a-t-il pas un peu perdu ses lecteurs en cours de route. Plutôt que l’overdose de flashbacks culpabilisés (d’autant que le Prof X en vient même à culpabiliser sur la mort… d’un mutant qui est revenu depuis) on aurait peut-être aimé quelques fenêtres sur des choses à venir. Ce qui manque à ce mini-arc de trois numéros, ce n’est pas le retour sur le passé mais bien quelques astuces comme Geoff Johns a pu en utiliser dans Justice Society pour dire aux lecteurs « Et bientôt vous verrez… ». Du coup, disons que cette résurrection un peu lente est un passage imposé et qu’on espère pouvoir se faire une idée de que Carey veut faire dans le prochain numéro.

[Xavier Fournier]